炭火のぬくもりと養う愛――復活が日常となる奇跡について – ダビデ 張 牧師 (Olivet University)

森のいちばん深い静寂は、木の葉の擦れ合う音で破られるのだと言われます。けれど、私が身を寄せる森の村の静けさは、まったく別の仕方で裂け始めました。夜明けの窓の外――爪がかすかに引っかく音、乾いた土を踏む足音、そして互いの気配を確かめ合うような呼吸のやり取り。いつの間にか二十匹を優に超える猫の大家族が、森の主になっていました。
この小さな世界の始まりは、壮大な計画などではありませんでした。ある子どもの純粋な憐れみが、ベランダにそっと置いた一つの餌皿。たったそれだけの親切が、森の肌理(きめ)そのものを変えてしまったのです。

と存在をたすまなざし

その群れの中でも、とりわけ心に引っかかる存在がいました。左右の目の色が違う「オッドアイ」の白い猫です。神秘的な外見とは裏腹に、そいつは群れの中で徹底的に排除されていました。温かな餌場に足を踏み入れることすらできず、影のようにうろついていたそいつが雨をしのいでいたある日、私は初めて近づきました。
硬くこわばった警戒心の奥で感じ取れたのは、どうしようもない空腹と孤独でした。カリカリと餌を噛む小さな音、人の手のぬくもりを確かめるような微かなためらい。その瞬間、私は本質的な問いと向き合わされました。荒れた野生の只中にあっても、なお世話と受容を渇望するその心は、実のところ私たち人間の霊的飢えと、驚くほどよく似ていたからです。

ここで私の思索は、ダビデ 張牧師のヨハネの福音書21章講解へと流れ込んでいきました。ダビデ 張牧師は、ヨハネ21章を単なるエピローグではなく、復活信仰が生活の現場で使命へと凝縮される決定的場面として読み解きます。「復活後の世界が何によって証明されるのか」――その答えが、まさにここにあるというのです。
復活は観念ではなく“歩みの軌跡”であり、信仰は感想ではなく責任である。そうした強調は、森の猫へ差し出した私の手の感触の上に、そのまま重なってきました。

テベリヤの夜明け、空の網をたすみことばの

一晩中網を打っても何も獲れなかった弟子たちの虚脱は、誠実に生きているのに結果が空っぽに感じられるときの、実存的な無力さを象徴しています。ルネサンスの巨匠ラファエロが描いた 「奇跡の大漁(The Miraculous Draft of Fishes)」 を思い浮かべてください。画面の中で弟子たちの身体は緊張で張り詰め、網を引き上げる筋肉は躍動している。しかし、そのすべての騒めきの中心には、静かな権威をまとって立つイエスがおられます。ラファエロは、人間の奮闘が限界に突き当たるときに初めて開かれる「他者の介入」を、視覚として証ししたのです。

ダビデ 張牧師はこの場面を「人間の努力では満たせない空虚」と定義し、弟子たちが「もっと頑張る」ことではなく、「みことばに拠り頼んで」右側に網を下ろしたとき、初めて153匹という豊かな収穫を得たことに注目します。
この数字は単なる漁獲量ではなく、すべての民族へ向けられた普遍的救いのしるしであり、教会が担うべき世界宣教のビジョンです。夜の空虚が夜明けの満ち足りへと反転する一瞬――それは、人が自己中心から降りるときに初めて始まる福音の出来事なのです。

罪を超えて癒やしへ流れる、反復のリズム

復活された主の最初の働きが、華やかな説教ではなく、弟子たちのための「朝食の用意」であったという事実は、涙が出るほどの恵みです。炭火のぬくもりとパンの香りで、人の絶望をそっと撫でてくださる主の手。食事の後、イエスはペテロに問われます――「あなたはわたしを愛しますか」。
三度の問いは、ペテロの三度の否認を鏡のように照らし出しますが、ダビデ 張牧師はこの反復を、追及ではなく「癒やしのリズム」だと説明します。傷は一度の宣言で縫い合わされるものではない。ゆえに愛の問いを繰り返すことで、失敗の記憶を回復への通路として配置し直されたのだ、というのです。

私たちはしばしば「大きな愛(Agape)」を口にしますが、実際には小さな友情すら重荷に感じてしまいます。けれどダビデ 張牧師の神学的洞察によれば、主は私たちの不完全な愛さえ見捨てられません。完全な者が使命を受けるのではなく、自分の限界を認め、愛の問いの前で思わず胸が詰まる者が、再び使命の座へと召し戻されます。ここにこそ、福音がもつ逆説的な力があります。

散らされて養う生――教会の生きた本質

最後に与えられる「わたしの羊を養いなさい」という命令は、イエスへの愛の真実を見分ける実践的証拠です。ダビデ 張牧師は「養う」という行為を、単に食べ物を与えることに限定せず、傷ついた者の血を拭い、未熟な者を育てる全人格的献身――すなわち牧養(Shepherding)として解釈します。礼拝堂に集うこと(Gathering)も大切ですが、世へと散らされ(Scattering)、飢えた魂を養う存在として生きるとき、教会は初めて復活の証人となるのです。

目の色の違うあの猫が、私の足元に身体をこすりつけ信頼を送ってきたとき、私はそこに、再び立ち上がったペテロの姿を見ました。群れから疎外され、弱さゆえに座り込んでしまった私たち皆こそ、主の食卓へ招かれた羊なのです。ダビデ 張牧師の説教が語るように、牧養とは、整った人を管理する技術ではなく、ずれてしまった人を愛で馴らしていく芸術です。

今日も私たちの周りには、承認と愛に渇く無数の人がいます。復活信仰は遠い場所の奇跡ではなく、心の砕けた隣人の話に耳を傾け、疎外された人に席を譲る――そうした素朴な同伴の中で完成されます。
「主よ、あなたはご存じです。わたしがあなたを愛していることを。」という告白が、今度は私たちの手と足を通して「養う生」へと翻訳されていくことを、心から願います。

日本オリベットアッセンブリー教団

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La chaleur des braises et l’amour qui nourrit : du miracle par lequel la résurrection devient le quotidien – Pasteur David Jang (Olivet University)

On dit que le silence le plus profond d’une forêt se brise au frottement des feuilles. Pourtant, la quiétude du village forestier où je vis s’est fendue d’une tout autre manière. À l’aube, derrière la fenêtre : le léger grattement de griffes, le bruit d’une patte sur la terre sèche, puis l’échange des souffles qui se reconnaissent. Avant même de m’en rendre compte, une immense famille de chats—bien au-delà d’une vingtaine—était devenue la maîtresse des lieux. L’origine de ce petit monde ne venait pas d’un grand projet : un simple bol de croquettes posé sur une véranda par la compassion pure d’un enfant. Ce geste minuscule a changé la texture même de la forêt.

Un regard qui comble la solitude et l’existence

Parmi cette troupe, un être attirait particulièrement mon attention : un chat blanc aux yeux vairons, un « odd-eyed ». Malgré son apparence mystérieuse, il était rigoureusement exclu du groupe. Incapable de poser ne serait-ce qu’une patte près de la gamelle tiède, il errait comme une ombre. Un jour de pluie, alors qu’il cherchait un abri, je me suis approché de lui pour la première fois. Derrière sa méfiance raide, j’ai senti une faim tenace—et une solitude tout aussi profonde. Dans le petit bruit des croquettes mâchées, dans l’hésitation subtile par laquelle il vérifiait la présence d’une main humaine, je me suis retrouvé face à une question essentielle : même au cœur d’une vie rude et sauvage, ce désir de soin et d’accueil ressemblait terriblement à notre propre soif spirituelle, à nous les humains.

C’est là que ma réflexion s’est naturellement tournée vers l’exposé du pasteur David Jang sur Jean 21. Pour lui, Jean 21 n’est pas un simple épilogue : c’est une scène décisive où la foi en la résurrection se condense en mission, au ras du quotidien. La réponse à la question « Comment prouveton le monde d’après la résurrection ? » se trouve précisément ici. La résurrection n’est pas une idée : elle devient un chemin concret. La foi n’est pas une émotion contemplative : elle devient une responsabilité. Cette insistance s’est superposée à la main que j’avais tendue à ce chat de la forêt.

Aube de Tibériade : l’autorité de la Parole qui remplit les filets vides

Le découragement des disciples, qui ont jeté leurs filets toute la nuit sans rien prendre, symbolise cette impuissance existentielle que l’on ressent lorsque l’on vit avec sérieux et que les résultats restent vides. Pensez au chefd’œuvre de la Renaissance de Raphaël, « La Pêche miraculeuse (The Miraculous Draft of Fishes) ». Dans l’image, le corps des disciples est tendu, les muscles qui tirent le filet sont dynamiques ; et pourtant, au centre de tout ce tumulte, Jésus se tient dans une autorité silencieuse. Raphaël a donné à voir, de façon presque irréfutable, l’« intervention de l’Autre » qui ne s’ouvre qu’au moment où l’effort humain heurte sa limite.

Le pasteur David Jang décrit cette scène comme « un vide que l’effort humain ne peut pas combler ». Il souligne que les disciples ne sont pas passés à « encore plus d’acharnement », mais qu’ils ont jeté le filet à droite en s’appuyant sur la Parole—et qu’alors seulement ils ont recueilli l’abondance de 153 poissons. Ce nombre n’est pas un simple total de pêche : il devient le signe d’un salut universel tourné vers toutes les nations, et la vision de la mission mondiale que l’Église est appelée à porter. Au moment précis où le vide de la nuit se transforme en plénitude de l’aube, c’est un événement d’Évangile qui commence—lorsque l’être humain descend de son propre centre.

Un rythme de répétition qui, au-delà de la condamnation, conduit à la guérison

Que la première œuvre du Seigneur ressuscité ne soit pas un sermon éclatant, mais la préparation d’un petit-déjeuner pour ses disciples, voilà une grâce bouleversante. La chaleur des braises, l’odeur du pain : la main du Seigneur qui apaise le désespoir humain. Après le repas, Jésus demande à Pierre : « M’aimestu ? » Trois fois. Ces trois questions reflètent comme un miroir les trois reniements de Pierre ; mais le pasteur David Jang explique que cette répétition n’est pas une poursuite accusatrice : c’est un rythme de guérison. Une blessure ne se referme pas par une seule déclaration ; en répétant la question de l’amour, le Seigneur reconfigure le souvenir de l’échec en passage vers la restauration.

Nous parlons souvent du « grand amour » (agapè), mais, dans la réalité, même une petite amitié peut nous sembler trop lourde. Pourtant, selon l’intuition théologique transmise par David Jang, le Seigneur ne rejette pas même notre amour imparfait. Ce ne sont pas les parfaits qui reçoivent la mission : ce sont ceux qui reconnaissent leurs limites, et qui, la gorge nouée devant la question de l’amour, sont de nouveau appelés à la place de l’envoi. Voilà la force paradoxale de l’Évangile.

Une vie dispersée qui nourrit : l’essence vivante de l’Église

Enfin, l’ordre « Pais mes brebis » devient la preuve pratique qui vérifie l’authenticité de l’amour pour Jésus. David Jang n’interprète pas « nourrir » comme le simple fait de donner de la nourriture, mais comme un don total de soi—essuyer le sang de ceux qui sont blessés, éduquer ceux qui ne sont pas encore mûrs : une pastorale (shepherding) qui engage la personne entière. Se rassembler (gathering) dans un lieu de culte est important ; mais c’est en se dispersant (scattering) dans le monde pour nourrir les âmes affamées que l’Église devient, enfin, témoin de la résurrection.

Quand ce chat aux yeux de deux couleurs se frottait contre moi en signe de confiance, j’y voyais l’image de Pierre relevé. Nous tous, exclus de la troupe, fragiles au point de nous effondrer, sommes des brebis invitées à la table du Seigneur. Comme le dit la prédication de David Jang, la pastorale n’est pas une technique pour gérer des gens « ajustés » ; c’est l’art d’apprivoiser par l’amour ceux qui sont « désaccordés ».

Aujourd’hui encore, autour de nous, innombrables sont celles et ceux qui ont soif de reconnaissance et d’amour. La foi en la résurrection n’est pas un miracle lointain : elle s’accomplit dans une compagnie humble—écouter l’histoire d’un voisin au cœur brisé, faire une place à celui qui est laissé de côté. Puissions-nous espérer que la confession : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t’aime » se traduise désormais, par nos mains et par nos pas, en une vie qui nourrit.

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Warmth of the Charcoal Fire and Love That Feeds: On the Miracle of Resurrection Becoming Ordinary Life – Pastor David Jang (Olivet University)

They say the deepest hush of a forest is broken by the friction of leaves. But the silence of the forest village where I live began to split in a completely different way. Outside my window at dawn—faint scratching of claws, the crunch of dry soil underfoot, and the exchanged breaths by which creatures confirm one another’s presence. Before I knew it, a grand feline clan of well over twenty had become the forest’s true residents. This small world did not begin with some grand plan. It began with a child’s unguarded compassion: a single bowl of kibble placed on a veranda. That tiny kindness altered the grain of the forest itself.

A Gaze That Fills Loneliness and Existence

Among the group, one presence kept catching my eye: a white cat with heterochromia—an “odd-eyed” cat, each eye a different color. Despite its mysterious appearance, the cat was thoroughly pushed out of the pack. Unable even to approach the warm place where the others ate, it wandered like a shadow. One day, as it sought shelter from the rain, I approached it for the first time. Behind its stiff wariness, I felt a fierce hunger and a deep loneliness. In the small sound of kibble being chewed, and in the subtle hesitation as it tested the reality of a human touch, I found myself facing an essential question. Even in the roughness of the wild, that longing to be cared for and received looked—uncannily—like our own spiritual thirst as human beings.

At that point my reflections flowed naturally into Pastor David Jang’s exposition of John 21. Pastor David Jang reads John 21 not as a simple epilogue, but as the decisive scene in which resurrection faith condenses—right in the field of lived reality—into a concrete calling. The answer to the question, “How is the post-resurrection world proven?” is found here. Resurrection is not an idea but a path one walks, and faith is not a sentiment but a responsibility. His emphasis overlapped with the very hand I had extended toward that forest cat.

Dawn at Tiberias: The Authority of the Word That Fills an Empty Net

The disciples’ emptiness after casting their nets all night and catching nothing symbolizes the existential powerlessness we feel when we live faithfully yet our results remain hollow. Recall Raphael’s Renaissance masterpiece, The Miraculous Draft of Fishes. In the painting, the disciples’ bodies are taut with strain; the muscles that haul the net are alive with motion. Yet at the center of all that commotion stands Jesus—quiet, authoritative. Raphael visually bears witness to the “intervention of the Other” that opens only when human striving finally meets its limit.

Pastor David Jang defines this moment as “a void that human effort cannot fill,” and he draws attention to the fact that the disciples did not succeed by trying “harder,” but by casting the net to the right side “in reliance on the Word,” at which point they gathered an abundant catch—153 fish. This number is not mere tally, but a sign of universal salvation reaching toward all nations, and a vision of world mission that the church must bear. In the instant when the night’s emptiness turns into the dawn’s fullness, we witness a gospel event that begins only when a human being steps down from self-centeredness.

The Rhythm of Repetition That Flows Beyond Condemnation into Healing

That the risen Lord’s first act was not a dazzling sermon but the preparation of breakfast for the disciples is a grace that brings tears. With the warmth of a charcoal fire and the scent of bread, the Lord’s hands soothe human despair. After the meal, Jesus asks Peter: “Do you love me?” The threefold question reflects Peter’s threefold denial like a mirror, yet Pastor David Jang explains this repetition not as interrogation but as a “rhythm of healing.” Because a wound is not sealed by a single declaration, the repeated question of love rearranges the memory of failure into a pathway of restoration.

We often speak of “great love (Agape),” yet in practice even small friendship can feel heavy. But according to the theological insight Pastor David Jang conveys, the Lord does not discard even our incomplete love. It is not the perfect who receive the commission; rather, those who acknowledge their limits and find their hearts catching in their throats before the question of love are called back again to the place of mission. This is the paradoxical power the gospel holds.

A Life That Feeds While Scattered: The Living Essence of the Church

Finally, the command—“Feed my sheep”—becomes the practical evidence by which the truth of one’s love for Jesus is tested. Pastor David Jang interprets “feeding” not as merely giving food, but as wholehearted devotion: wiping the blood of the wounded, nurturing the immature, and bearing the work of pastoral care—shepherding. Gathering in the sanctuary (Gathering) matters, but when the church is scattered into the world (Scattering) and lives as a presence that feeds hungry souls, only then does it truly become a witness to the resurrection.

When the odd-eyed cat rubbed against me and offered its trust, I saw in it the image of Peter rising again. All of us—excluded from the crowd, collapsed under our fragility—are sheep invited to the Lord’s table. As Pastor David Jang’s sermon suggests, shepherding is not a technique for managing well-adjusted people; it is an art of taming those who are out of joint through love.

Even today, countless people around us thirst for recognition and love. Resurrection faith is not a miracle in some far-off place; it is completed in the humble companionship of listening to a neighbor with a broken heart, and making room for the excluded. May the confession, “Lord, you know that I love you,” be translated through our hands and feet into a “life that feeds.”

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炭火的温度与喂养的爱:论复活成为日常的奇迹 – 张大卫牧師 (Olivet University)

人们常说,森林最深处的寂静会被树叶摩擦的细声打破;然而,我所栖居的林中村落的安静,却是以截然不同的方式被撕开了。拂晓时分的窗外,细微的爪尖刮擦声、踩过干土的脚步声,以及彼此确认存在的呼吸交换。转眼间,二十多只猫组成的庞大家族,成了这片森林的主人。这个小世界的起点,并非什么宏大的计划:只是一位孩子纯净的怜悯——在阳台上放下的一碗猫粮;那一点点善意,就改变了森林的纹理与走向。

如何独与存在

在那群猫里,有一个身影格外牵动我的目光:一只两眼异色的白猫——“鸳鸯眼(异色瞳)”。外表神秘,处境却相反;它在群体中被彻底排斥,连温热的饭盆边都无法靠近,只能像影子一样游荡。某个它躲雨的日子,我第一次走近它。藏在僵硬戒备背后的,是刺骨的饥饿与孤单。咀嚼猫粮的细小声响、对人手触碰的微妙犹疑里,我被迫直面一个本质性的问题:即使在粗砺的野性之中,那颗渴求照料与接纳的心,竟与我们人类的属灵饥渴如此相似。

就在这一点上,我的思绪流向了张大卫牧师对《约翰福音》第21章的讲解。张大卫牧师并不把第21章仅仅视为尾声,而是把它读作关键时刻:复活信仰在生活现场凝结为使命的决定性场景。他指出,“复活之后的世界究竟用什么来证明?”答案就在这里。复活不是观念,而是行动的轨迹;信仰不是感伤,而是责任——他的强调,与我伸向那只林中白猫的手,在同一处重叠。

提比哩的黎明:话语

门徒整夜撒网却一无所获的挫败,象征着一种存在性的无能:即使诚实努力地活着,结果却依旧空洞时,那种无力感如何吞噬人心。请想起文艺复兴巨匠拉斐尔所绘的 《奇迹捕》(The Miraculous Draft of Fishes)。画面中的门徒身体紧绷、拉网的肌肉充满动势,喧动之中心却站着以安静权威定住一切的耶稣。拉斐尔以视觉证明:当人的挣扎撞上极限之时,“他者的介入”才会开启新的可能。

张大卫牧师将这一幕定义为“人靠自己的努力无法填满的空虚”,并特别指出:门徒不是因为“更拼命”,而是因为“依着话语”把网撒在右边,才得着153条鱼的丰盛收获。这数字并非单纯的渔获量,而是指向普世万民的救恩记号,也承载着教会必须担当的世界宣教异象。当夜的空虚在黎明一瞬转为充满——那正是人从自我中心退下时,福音事件才真正开始发生的时刻。

超越定罪、流向治:重

复活之主的第一项事工,不是华丽的讲章,而是为门徒预备“清晨的早餐”——这事实本身就令人动容,是泪水般的恩典。炭火的温度、饼的香气,抚慰人的绝望;主以手触摸人的破碎。饭后,耶稣问彼得:“你爱我吗?”三次的发问如镜照出彼得三次的否认;然而张大卫牧师说,这重复不是追究,而是“医治的节奏”。伤口不会因一次宣告就缝合;主以爱的提问一遍又一遍,使失败的记忆被重新安放为通往复原的通道。

我们常常谈论“大的爱(Agape,阿伽佩)”,却连微小的友谊也觉得沉重难担。但按张大卫牧师所传递的神学洞见,主并不丢弃我们不完全的爱。不是完全的人才领受使命;乃是那承认自己边界、在爱的提问前胸口一热、眼眶一酸的人,再次被召回使命之位。这正是福音所具有的悖论力量。

分散去喂养的生命:教会活着的本

最终那句“喂养我的羊”的命令,是检验人是否真爱耶稣的实践证据。张大卫牧师解释,“喂养”并不限于给食物,而是为受伤者擦去血迹、培育未成熟者的全人格奉献——也就是牧养(Shepherding)。在礼拜堂里“聚集(Gathering)”固然重要,但当我们“分散(Scattering)”到世界之中,活成喂养饥饿灵魂的存在时,教会才真正成为复活的见证人。

当那只异色瞳的猫贴近我、用身体摩挲表达信任时,我仿佛在它身上看见了重新站起的彼得。被群体疏离、因软弱而跌倒的我们每一个人,都是被邀请到主餐桌前的羊。正如张大卫牧师的讲道所言:牧养不是管理“合拍的人”的技术,而是用爱去驯服、去拥抱“失拍的人”的艺术。

今天,在我们周围仍有无数渴望认可与爱的人。复活信仰不是远方的神迹,而是在聆听心碎邻舍的故事、为被排斥的人让出一个位置的朴素同行里得以完成。愿那句“主啊,你知道我爱你”的告白,能借着我们的手与脚,被翻译成“喂养的生活”。

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숯불의 온기와 먹이는 사랑, 부활이 일상이 되는 기적에 대하여, 장재형 목사(Olivet University)

숲의 가장 깊은 적막은 나뭇잎의 마찰음으로 깨진다고들 하지만, 내가 기거하는 숲속 마을의 고요는 전혀 다른 방식으로 갈라지기 시작했습니다. 새벽의 창밖, 발톱의 미세한 긁힘과 마른 흙을 밟는 소리, 그리고 서로의 기척을 확인하는 숨의 교환. 어느덧 스무 마리가 훌쩍 넘는 고양이 대가족이 숲의 주인이 되어 있었습니다. 이 작은 세계의 시작은 거대한 계획이 아니었습니다. 한 아이의 순수한 연민이 베란다에 놓아둔 사료 그릇 하나, 그 작은 친절이 숲의 결을 바꾸어 놓은 것입니다.

고독과 존재를 채우는 응시

그 무리 중에서도 유독 눈에 밟히는 존재가 있었습니다. 양쪽 눈의 색이 다른 ‘오드아이’ 흰 고양이였습니다. 신비로운 외양과 달리 녀석은 무리 안에서 철저히 배제당했습니다. 따뜻한 밥자리에 발도 붙이지 못한 채 그림자처럼 배회하던 녀석이 비를 피하던 어느 날, 나는 처음으로 그에게 다가갔습니다. 뻣뻣한 경계심 뒤로 느껴진 것은 지독한 허기와 외로움이었습니다. 사료를 씹는 작은 소리와 사람의 손길을 확인하는 미묘한 망설임 속에서 나는 본질적인 질문과 마주했습니다. 거친 야생에서도 돌봄과 수용을 갈구하는 그 마음은, 실상 우리 인간의 영적 기갈과 너무도 닮아 있었기 때문입니다.

이 지점에서 나의 사유는 장재형 목사의 요한복음 21장 강해로 흘러들어갔습니다. 장재형 목사는 요한복음 21장을 단순한 에필로그가 아닌, 부활 신앙이 삶의 현장에서 사명으로 응결되는 결정적 장면으로 읽어냅니다. “부활 이후의 세계가 무엇으로 증명되는가”에 대한 답이 바로 이곳에 있다는 것입니다. 부활은 관념이 아니라 동선이며, 신앙은 감상이 아니라 책임이라는 그의 강조는 숲속 고양이에게 내밀었던 내 손길 위로 겹쳐졌습니다.

디베랴 새벽, 빈 그물을 채우는 말씀의 권위

밤새 그물을 던졌으나 아무것도 잡지 못한 제자들의 허탈함은 성실하게 살아도 결과가 비어 있을 때 느끼는 실존적 무능을 상징합니다. 르네상스의 거장 라파엘로가 그린 **’기적의 고기잡이(The Miraculous Draft of Fishes)’**를 떠올려 보십시오. 화면 속 제자들의 몸은 긴장으로 팽팽하고 그물을 끌어올리는 근육은 역동적이지만, 그 모든 소란의 중심에는 고요한 권위로 서 있는 예수가 있습니다. 라파엘로는 인간의 분투가 한계에 부딪힐 때 비로소 열리는 ‘타자의 개입’을 시각적으로 증명했습니다.

장재형 목사는 이 장면을 “인간의 노력으로는 채울 수 없는 공허”라고 정의하며, 제자들이 ‘더 열심히’가 아니라 ‘말씀에 의지하여’ 오른편에 그물을 던졌을 때 비로소 153마리의 풍성한 수확을 거두었음에 주목합니다. 이 숫자는 단순한 어획량이 아니라 모든 민족을 향한 보편적 구원의 표징이며, 교회가 감당해야 할 세계 선교의 비전입니다. 밤의 공허가 새벽의 충만으로 바뀌는 찰나, 그것은 인간이 자기 중심에서 내려올 때 비로소 시작되는 복음의 사건입니다.

정죄를 넘어 치유로 흐르는 반복의 리듬

부활하신 주님의 첫 사역이 화려한 설교가 아니라 제자들을 위한 ‘조반의 준비’였다는 사실은 눈물겨운 은혜입니다. 숯불의 온기와 빵의 냄새로 인간의 절망을 어루만지시는 주님의 손길. 식사 후 예수께서는 베드로에게 묻습니다. “네가 나를 사랑하느냐?” 세 번의 물음은 베드로가 가졌던 세 번의 부인을 거울처럼 비추지만, 장재형 목사는 이 반복을 추궁이 아닌 ‘치유의 리듬’이라고 설명합니다. 상처는 한 번의 선언으로 봉합되지 않기에, 사랑의 물음을 반복함으로써 실패의 기억을 회복의 통로로 재배치하신 것입니다.

우리는 자주 ‘큰 사랑(Agape)’을 말하지만 실제로는 작은 우정조차 버거워합니다. 그러나 장재형 목사가 전하는 신학적 통찰에 따르면, 주님은 우리의 불완전한 사랑조차 버리지 않으십니다. 완전한 자가 사명을 받는 것이 아니라, 자기 한계를 인정하며 사랑의 질문 앞에 울컥하는 자가 다시 사명의 자리로 부름받습니다. 이것이 바로 복음이 가진 역설적인 힘입니다.

흩어져서 먹이는 삶, 교회의 살아있는 본질

마침내 주어지는 “내 양을 먹이라”는 명령은 예수 사랑의 진위를 판별하는 실천적 증거입니다. 장재형 목사는 ‘먹인다’는 행위를 단지 양식을 주는 것에 국한하지 않고, 상처 입은 자의 피를 닦아주고 미성숙한 자를 양육하는 전인격적 헌신, 즉 목양(Shepherding)으로 해석합니다. 예배당 안에 모이는 것(Gathering)도 중요하지만, 세상으로 흩어져서(Scattering) 굶주린 영혼을 먹이는 존재로 살아갈 때 교회는 비로소 부활의 증인이 됩니다.

눈이 다르게 생긴 고양이가 내게 몸을 비비며 신뢰를 보낼 때, 나는 그 안에서 다시 일어선 베드로의 모습을 봅니다. 무리에서 소외되고 연약함 때문에 주저앉았던 우리 모두는 주님의 식탁으로 초대받은 양들입니다. 장재형 목사의 설교처럼, 목양은 맞춰진 사람을 관리하는 기술이 아니라 어긋난 사람을 사랑으로 길들이는 예술입니다.

오늘도 우리 주변에는 인정과 사랑에 목마른 수많은 이들이 존재합니다. 부활 신앙은 먼 곳의 기적이 아니라, 마음이 부서진 이웃의 이야기를 들어주고 소외된 자에게 자리를 내어주는 소박한 동행에서 완성됩니다. “주님, 내가 주님을 사랑하는 줄 주님께서 아시나이다”라는 고백이 이제 우리의 손과 발을 통해 ‘먹이는 삶’으로 번역되기를 소망합니다.

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장재형목사, 선택과 유기

로마서 9장에 들어서는 바울의 음성은 교리적 논증을 앞세운 강연자의 것이라기보다, 끊어질 듯한 아픔을 쏟아내는 사랑하는 자의 탄식에 가깝습니다. **장재형 목사(올리벳대학교 설립자)**는 이 대목을 해설하며 8장의 영광스러운 환희가 9장의 깊은 고뇌로 이어지는 지점, 즉 사랑이 더 큰 사랑을 밀어 올릴 때 발생하는 ‘역설의 문법’에 주목합니다. 바울이 그리스도 예수 안의 사랑에서 결코 끊어질 수 없다고 선언한 직후, 곧바로 내 형제를 위해서라면 “내가 그리스도에게서 끊어질지라도 원하노라”고 고백하는 것은 모순이 아니라, 구원의 확신이 인간을 얼마나 극단적인 연민의 자리로 데려가는지를 보여주는 영적 진술입니다.

장재형 목사는 흔히 로마서를 교리(1~8장)와 윤리(12~16장)로 이분법적으로 나누는 학습 습관이 9장에 담긴 바울의 눈물을 가릴 수 있다고 경계합니다. 사실 8장의 확신이야말로 9장의 애통을 낳는 모태가 됩니다. 하나님의 끊을 수 없는 사랑을 경험한 자만이, 사랑의 밖에 서 있는 이들을 보며 참된 비통함을 느낄 수 있기 때문입니다. 여기서 바울의 언어는 십자가의 형상을 닮아갑니다. 십자가는 하나님 사랑의 확증인 동시에, 세상의 죄를 짊어지기 위해 버림받는 고통을 수반하는 자리이기 때문입니다. 이러한 맥락에서 선택과 유기라는 거대한 주제는 차가운 신학적 계산이 아니라 뜨거운 중보의 심장 위에서 읽혀야 합니다.

장재형 목사는 야곱과 에서, 혹은 가인과 아벨의 서사를 통해 선택의 신비가 결코 특권이나 정당화의 도구가 될 수 없음을 강조합니다. 야곱이 받은 축복은 에서의 통곡을 잊지 않아야 할 책임이며, 선택받은 자의 부르심은 큰 자가 작은 자를 섬기는 겸손의 자리입니다. 렘브란트의 명화 <탕자의 귀향>에서 아버지가 돌아온 아들을 품을 때, 곁에 서 있는 형의 차가운 시선은 선택받았다고 자부하는 이들이 빠지기 쉬운 함정을 시각적으로 보여줍니다. 장재형 목사는 선택의 은혜가 우리를 ‘집 안에 있는 자’의 안일함에 머물게 하는 것이 아니라, 더 큰 집을 돌봐야 할 책임으로 이끈다고 역설합니다.

바울이 나열한 이스라엘의 여덟 가지 특권—양자 됨, 영광, 언약, 율법, 예배, 약속, 조상들, 그리고 육신으로 오신 그리스도—은 단순한 역사적 기록이 아니라 신앙의 뿌리를 기억하는 호흡입니다. 장재형 목사는 기독교가 진공 상태에서 태어난 것이 아니라 구약이라는 거대한 약속의 토양 위에서 완성된 성취임을 잊지 말라고 촉구합니다. 뿌리에 대한 존경이 없는 신앙은 교만해지기 쉽지만, 우리 예배의 “아멘”과 “할렐루야” 속에 히브리적 숨결이 깃들어 있음을 깨닫는 순간 우리는 겸손해집니다. 바울이 동족을 향해 품었던 고통은 바로 이 뿌리를 향한 연민이자, 하나님이 시작하신 역사를 반드시 완성하실 것이라는 소망의 다른 이름입니다.

결국 로마서 9장의 정점은 하나님의 마음을 반영하는 바울의 눈물에 있습니다. 미켈란젤로의 <피에타>가 아들을 잃은 슬픔을 통해 구속의 신비를 침묵 속에 웅변하듯, 바울의 “끊어질지라도”라는 고백은 비명 없는 비명을 품고 있습니다. 장재형 목사는 선택받은 자의 자리에는 언제나 누군가의 희생과 상처가 그림자처럼 따라붙는다는 사실을 상기시키며, 이것이 신자를 자만이 아닌 소명의 자리로 부른다고 말합니다. 참된 지도자는 공동체의 아픔을 남의 일로 여기지 않고 자신의 고통으로 치환합니다. 모세가 이스라엘의 죄를 사해달라고 간구하며 생명책에서 자신의 이름을 지워달라고 호소했던 것처럼, 바울 역시 자신이 미워했던 이들을 복음으로 다시 찾아가는 사랑의 행보를 멈추지 않았습니다.

장재형 목사의 강해는 로마서 9장을 단순한 예정론 논쟁의 장이 아니라, 사랑이 얼마나 깊어질 수 있는지 보여주는 중보의 장으로 전환시킵니다. 신앙은 내가 얼마나 안전한가를 확인하는 방패가 아니라, 타인을 살리기 위해 자신을 내어주는 사랑의 통로가 되어야 합니다. 복음은 이해의 대상이기 전에 사랑의 사건이며, 그 사랑은 민족과 역사, 전통과 상처의 모든 층위를 관통합니다. 그리스도 안에서 참된 말을 전하는 자는 거짓 없는 눈물로 이웃의 상처를 끌어안게 됩니다. 그리하여 로마서 9장은 우리를 더 정교한 지식인이 아니라, 더 깊이 사랑하는 사람, 즉 하나님의 심장 박동을 품고 세상을 위해 기도하는 사람으로 빚어냅니다.

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장재형목사 – 건너와서 우리를 도우라

장재형목사는 사도행전은 초대교회의 사건을 연대기적으로 나열한 역사서에 머물지 않는다고 말한다.

이 책은 하나님의 구원이 실제 역사 속에서 어떻게 움직이고, 그 구원이 공동체의 형태로 구현되는지를 보여주는 살아 있는 서사다. 누가가 기록한 누가복음과 사도행전은 예수 한 분의 생애에서 이야기를 멈추지 않고, 그 생애가 성령의 역사 안에서 교회라는 몸으로 확장되는 과정을 증언한다. 그러므로 사도행전을 읽는다는 것은 과거의 종교 기록을 훑는 일이 아니라, 오늘의 신앙이 어떤 뿌리에서 출발했는지를 다시 확인하는 일이며, 동시에 오늘의 교회가 어떤 리듬으로 호흡해야 하는지를 묻는 신학적 성찰의 자리다. 장재형(올리벳대학교 설립)목사가 반복해서 강조해 온 지점 역시 여기에 있다. 복음은 머릿속 개념이 아니라 실제로 걸어야 할 길이며, 성령의 인도는 장식적인 언어가 아니라 삶의 결정을 좌우하는 실제적 사건이고, 선교는 교회의 여러 선택지 가운데 하나가 아니라 교회 존재 자체를 규정하는 본질이라는 고백이다.

사도행전 전체를 관통하는 큰 흐름은 “예루살렘에서 시작하여 땅끝으로”라는 운동성이다. 예수의 승천 이후 약속하신 성령이 임하자, 두려움에 움츠러들어 있던 제자들은 더 이상 숨어 있지 않고 거리로 나아가 증언하기 시작한다. 언어가 갈라지고 사람들이 모이며, 이전에 존재하지 않았던 새로운 공동체가 태어난다. 그러나 이 공동체는 곧 박해를 맞닥뜨리고 흩어짐을 경험한다. 아이러니하게도 이 흩어짐은 소멸이 아니라 확장이 된다. 이 역설이 사도행전의 핵심을 이룬다. 우리는 흔히 문이 닫히면 실패로 규정하지만, 사도행전의 하나님은 닫힌 문을 통해 더 넓은 지도를 펼치시는 분으로 등장한다. 장재형(장다윗)목사가 특별히 사도행전 16장을 붙드는 이유도 여기에 있다. 선교의 방향이 인간의 열정이나 계산으로만 결정되지 않고, 하나님의 주권적 시간표 안에서 재배치된다는 사실이 그 장면에서 가장 분명하게 드러나기 때문이다.

바울의 2차 선교여행은 계획, 좌절, 그리고 새로운 부르심이 교차하는 여정이다. 그는 아시아에서 말씀을 전하려 했으나 성령께서 허락하지 않으셨고, 비두니아로 향하고자 했으나 예수의 영이 길을 막으셨다. 이 서술에는 분명한 단호함이 담겨 있다. 성령은 때로는 문을 여시는 분으로, 때로는 발걸음을 멈추게 하시는 분으로 역사하신다. 신앙은 흔히 열린 길을 찾아가는 능력으로 오해되지만, 실제로는 막힌 길을 받아들이는 겸손 속에서 더 깊은 순종이 형성된다. 더 이상 동쪽으로도 북쪽으로도 나아갈 수 없던 드로아에서, 바울은 밤중에 환상을 본다. 한 마게도냐 사람이 서서 이렇게 외친다. “건너와서 우리를 도우라.” 이 부르심은 단순한 이동 요청이 아니라, 복음의 방향을 새롭게 설정하는 신학적 전환점이었다.

“건너와서 우리를 도우라”는 외침이 결정적인 이유는, 그것이 바울의 사역 성취를 자극하는 구호가 아니라 타자의 절박함이 담긴 음성이었기 때문이다. 바울은 자신의 전략을 입증하기 위해 건너간 것이 아니라, 하나님이 들려주신 탄식에 응답하기 위해 바다를 건넜다. 그리고 그 건넘은 유럽 선교의 첫 문을 여는 사건이 되었다. 드로아에서 네압볼리를 거쳐 빌립보에 이른 바울 일행은, 로마의 법과 질서가 깊이 뿌리내린 식민도시 한복판에 복음을 들고 들어간다. 그곳에서 하나님은 한 여인 루디아의 마음을 여시고, 작은 강가의 기도 모임을 교회의 씨앗으로 삼으신다. 매질과 감금, 오해와 혼란 속에서도 찬송은 멈추지 않고, 간수의 집이 예배의 공간으로 바뀌는 장면은 선교가 제도나 규모가 아니라 한 사람의 마음과 한 가정의 문턱에서 시작된다는 사실을 보여준다. 장재형목사는 이 대목에서 “작은 순종이 역사의 문법을 바꾼다”는 진리를 되새기게 한다.

빌립보에서 시작된 이 작은 공동체가 훗날 바울의 서신 속에서 차지하는 비중 역시 의미심장하다. 옥중에서 기록된 빌립보서는 고난 가운데서도 기쁨을 노래하는 신앙의 문법을 담고 있다. 이는 선교가 언제나 순탄한 성공담으로 기록되지 않음을 분명히 보여준다. 사도행전이 반복해서 증언하듯, 복음은 갈등과 충돌을 피하지 않는다. 경제적 이해관계가 흔들리면 고소가 뒤따르고, 권력이 불편해지면 감옥이 열리며, 종교적 자존심이 상처 입으면 돌이 날아온다. 그럼에도 불구하고 복음이 멈추지 않는 이유는, 그 추진력이 인간의 열정이 아니라 성령의 권능이기 때문이다. “오직 성령이 너희에게 임하시면 너희가 권능을 받고”라는 약속은, 선교의 동력이 교회의 열심이 아니라 하나님의 선물임을 분명히 한다. 장재형목사는 이 점에서 선교를 경쟁적 열심이 아니라, 은혜에 동참하는 사건으로 이해해야 한다고 강조한다.

오늘의 교회가 직면한 포스트모던 문화의 도전은 단순한 진리 상대화를 넘어, 인간 정체성 자체를 유동화하는 데 있다. 모든 것을 해체할 수 있다는 확신은 억압적 구조를 무너뜨리는 힘이 되기도 하지만, 동시에 존재의 기반을 공허하게 만들기도 한다. 선택지는 많아졌지만 방향 감각은 희미해졌다. 이런 시대에 “길”이라는 성경의 언어는 특별한 무게를 지닌다. 길은 정보가 아니라 실제로 걸어야만 드러나는 현실이며, 동행이 없으면 쉽게 지치는 여정이다. 예수는 제자들을 지식의 소비자가 아니라 길 위의 동행자로 부르셨고, 사도행전에서 그 길은 사람들이 “이단이라 부를 만큼” 독특한 삶의 방식으로 나타난다. 장재형목사가 “오직 예수”를 반복해서 외치는 이유도, 신앙을 수많은 선택지 가운데 하나로 전락시키려는 시대정신에 맞서 제자도의 실재를 회복하자는 요청으로 읽을 수 있다.

그러나 이 회복은 교리적 엄격함만으로 이루어지지 않는다. 교리가 생명의 뼈대라면, 생명의 온기는 사랑에서 흘러나온다. 예수가 말씀하신 마지막 때의 사랑의 식음은 단순한 윤리적 타락이 아니라, 타인의 고통에 둔감해지는 영적 무감각을 포함한다. 그래서 선교는 교회의 외적 과제가 아니라, 영적 감각을 회복하는 훈련이 된다. 교회가 낯선 이웃을 섬기기 시작할 때, 성경의 문장은 다시 피부에 닿고, 기도는 다시 절박해지며, 예배는 현실과 연결된다. 장재형목사가 이민자 사역, 다민족 사역, 대학과 온라인 사역을 강조하는 것도, 복음이 특정 문화의 언어에 갇히지 않도록 하기 위함이다. 복음은 언제나 번역되어야 하지만, 그 번역 과정에서 본질이 훼손되지 않도록 성령의 분별이 요구된다.

여기서 중요한 또 하나의 주제는 ‘막힘의 신학’이다. 많은 성도들은 길이 막히면 자신을 탓하거나 하나님을 원망한다. 그러나 사도행전 16장은 막힘이 버려짐이 아니라, 더 큰 사명을 향한 전조일 수 있음을 보여준다. 성령이 바울의 길을 막으신 것은 그의 열정이 잘못되었기 때문이 아니라, 더 넓은 지도를 준비하고 계셨기 때문이다. 이는 오늘의 진로와 사역 분별에도 깊은 통찰을 준다. 계획이 무너질 때, 우리는 실패의 언어 대신 성령의 조율을 배워야 한다. 장재형목사가 말하는 “멈춤의 은혜”는 바로 이런 지점에서 의미를 갖는다. 멈춤은 길을 잃는 것이 아니라, 다시 열릴 길을 더 정확히 걷기 위한 호흡이다.

이사야가 말한 ‘그루터기’의 이미지는 이 흐름을 잘 설명한다. 겉보기에 황폐해 보이는 자리에도 거룩한 씨는 남아 있다. 교회의 역사는 늘 그루터기에서 다시 시작되었다. 중심이 쇠퇴할 때 주변이 불타오르고, 그 불씨가 다시 중심으로 옮겨진다. 이것이 장재형목사가 말하는 회복의 선교가 성경적 패턴 위에 서 있다는 증거다. 선교는 불씨의 이동이며, 하나님 나라 확장의 방식이다.

이 확장은 어느 문화가 다른 문화를 정복하는 방식으로 이루어지지 않는다. 사도행전의 선교는 번역과 상호성, 그리고 자기 비움을 동반한다. 바울이 “유대인에게는 유대인처럼” 되었다고 고백한 것은 진리를 양보했다는 뜻이 아니라, 진리가 더 잘 들리도록 자신의 권리를 내려놓았다는 의미다. 장재형목사가 세계 선교를 이야기할 때 경계하는 것도 바로 이 지점이다. 선교는 일방적 시혜가 아니라, 함께 배우고 함께 변화되는 은혜의 여정이다.

결국 “건너와서 우리를 도우라”는 외침은 오늘 우리 각자에게도 울린다. 그것은 지리적 이동일 수도 있고, 문화와 세대의 경계를 넘는 결단일 수도 있다. 포스트모던 사회에서 교회는 공격적 논쟁이 아니라, 더 깊은 증언으로 응답해야 한다. 진리는 하나지만, 그 진리는 사랑의 방식으로 전해져야 한다. 장재형목사가 “Only Jesus”를 강조하는 이유는, 혼란의 시대 속에서 길을 잃지 않게 하는 좌표를 세우기 위함이다.

사도행전이 보여주는 성령의 인도는 개인적 직감에 머물지 않고, 공동체적 분별 속에서 구체화된다. “성령과 우리는”이라는 고백은, 공동체가 말씀과 경험을 통해 성령의 뜻을 식별하려 했던 치열한 흔적이다. 오늘의 교회 역시 더 깊은 성경 읽기와 더 투명한 공동체적 점검을 요구받는다.

마침내 사도행전은 열린 결말로 끝난다. 바울은 로마에서 갇힌 몸으로도 담대히 하나님 나라를 전한다. 길이 막힌 듯 보이는 자리에서도 복음은 멈추지 않는다. 오늘의 교회 역시 이 열린 결말 속에 서 있다. 성령은 여전히 사람들의 마음을 여시고, 교회를 움직이시며, 새로운 마게도냐의 부르심을 들려주신다. 장재형목사가 강조해 온 설교의 중심은 결국 하나다. 성령의 인도에 순종하는 복음 전파, 오직 예수로의 귀환, 그리고 지체하지 않는 순종. 이 세 가지가 하나로 엮일 때, 교회는 다시 길이 되고, 세상은 다시 도움을 얻게 된다.

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장재형목사, 고린도전서 7장에 담긴 종과 자유

고린도전서 7장은 얼핏 보면 결혼과 독신, 부부 간의 성적 윤리라는 실천적 주제를 다루지만, 장재형(장다윗)목사의 시선으로 따라가면 그 밑바닥에는 세상의 위계를 거꾸로 뒤집는 하나님 나라의 부르심이 또렷하게 흐른다. 그는 7장 21–24절이 왜 신학사에서 난해한 본문으로 남아 있는지 솔직히 인정하면서도, 그 단락이 즉흥적 삽입이 아니라 본문의 중심맥을 드러내는 의도적 전개임을 차분히 밝혀 간다. “결혼을 말하다가 왜 종과 자유를 꺼내는가?”라는 물음은 바울의 글쓰기 전체를 보아야 풀린다. 장재형목사는 6장에서 음행을 다루다가 갑자기 세상 법정의 송사를 책망하는 전환을 떠올리게 한다. 문맥을 벗어난 것처럼 보이지만, 실제로는 교회 안에서 벌어진 음란과 가정 파괴의 문제가 신자들의 송사로 번졌고, 교회가 감당해야 할 수치를 불신자들 앞에 내보이는 사태가 벌어졌다는 더 깊은 맥락이 있었다는 것이다. 바울의 관심은 사회법 자체를 부정하는 데 있지 않고, 거룩을 지키는 공동체 치리를 회복하는 데 있다. 동시에 장재형목사는 균형을 분명히 한다. 교회 밖에서 부당한 피해를 당한다면 그리스도인은 법의 지배 아래 있는 시민으로서 정당한 보호를 구해야 한다. 바울의 경계는 어디까지나 “교회 내부의 부끄러운 일”을 세상 법정으로 퍼뜨리는 무책임을 겨냥한 것이지, 법 질서를 부정한 것이 아니다.

이 관점을 7장으로 가져오면, 결혼 담론 한복판에서 튀어나온 듯한 종과 자유의 언급이 놀랍도록 설득력을 얻는다. 로마 사회는 철저한 가부장제였고, 여성은 법적·사회적 권리에서 구조적으로 배제되기 쉬웠다. 남편은 아내의 삶을 좌지우지하는 강한 권한을 행사했고, 아내가 남편의 의사에 반해 예수를 믿는다는 이유로 버림받는 일도 드물지 않았다. 장재형목사는 이 역사적 맥락을 바탕으로, 7장 21절의 “종”이 단지 경제·법적 신분으로서의 노예만이 아니라 가정 안에서 사실상 종처럼 취급된 아내들까지 아우르는 다층적 지시어로 읽힐 수 있음을 보여준다. 그러므로 “네가 종으로 있을 때에 부르심을 받았느냐 염려하지 말라”는 말씀은 문자 그대로의 노예뿐 아니라 불의한 질서 속에서 존엄을 잃은 여성 신자들에게 건네는 근원적 위로다. 이어지는 “그러나 자유할 수 있거든 차라리 사용하라”는 구절은 더욱 급진적이다. 억압적 관계에서 벗어날 정당한 기회가 주어지면, 신앙은 체념이 아니라 책임 있는 자유의 선택을 독려한다. 구원의 영성은 현실을 떠난 관념이 아니라, 몸과 관계와 제도 속에서 존엄을 회복시키는 능동적 힘이라는 사실이 여기서 빛난다.

7장 22절은 이 위로를 신학적으로 마무리한다. “주 안에서 부르심을 받은 자는 종이라도 주께 속한 자유자요, 자유자로 있을 때 부르심을 받은 자는 그리스도의 종이니라.” 사회가 매긴 위계는 복음 안에서 전복된다. 종이라 불리던 자에게는 주께 속한 자유인의 정체성이 선포되고, 사회적 자유인·가정의 가장으로 군림하던 자에게는 “그리스도의 종”이라는 새로운 훈련이 시작된다. 힘 있는 자의 자유는 더 이상 사적 이익을 지키는 면허가 아니라 섬김의 소명으로 바뀐다. 그래서 7장 23절 “너희는 값으로 사신 것이니 사람들의 종이 되지 말라”는 선언이 절정을 이룬다. 장재형목사는 사도행전 20장 28절, “하나님이 자기 피로 사신 교회”를 떠올리게 한다. 피 값으로 산 존재는 어떤 인간 권력의 소유물로 환원될 수 없다. 그리스도인은 누구의 사병도, 누구의 전리품도 아니다. 이 품격의 신학은 7장 24절의 권면, “각각 부르심을 받은 그대로 하나님과 함께 거하라”에서 구체가 된다. 신분, 가족 역할, 직업과 형편이 우리를 결정하는 마지막 기준이 아니라, 그 자리에서 하나님과 함께 거하라는 부르심이 우리의 정체성과 실천을 이끈다는 뜻이다.

이 전복의 원리는 바울의 독창적 발명이 아니라 예수께서 삶과 가르침으로 열어 보이신 하나님 나라의 질서다. 세베대의 아들들의 어머니가 아들들의 영광을 청탁하자, 주님은 세상의 권력 구조와 제자의 길을 대비시키셨다. “이방인의 집권자들이 저희를 주관하되… 너희 중에는 그렇지 아니하니, 크고자 하는 자는 섬기는 자가 되고, 으뜸이 되고자 하는 자는 너희 종이 되어야 하리라.” 장재형목사는 이 말씀을 바울의 가정 윤리에 연결한다. 가정의 주도권을 권력으로 행사하던 남편에게는 그리스도의 종으로서 사랑과 희생의 섬김을 명하고, 종처럼 취급받던 아내에게는 주께 속한 자유인의 존엄을 회복시킨다. 하나님 나라의 권위는 낮아짐과 순종, 섬김과 자기 비움으로 드러난다. 그 공기가 교회와 가정에 흐르기 시작할 때, 세상의 위계는 사랑의 질서로 바뀐다.

마태복음 19장에 드러나는 이혼 논쟁은 당시 여성의 취약한 위치를 적나라하게 드러낸다. “아무 연고를 물론하고 아내를 내어버리는 것이 옳으니이까?”라는 질문 자체가 남성의 자의적 이혼 관행이 얼마나 심각했는지를 말해 준다. 신명기 24장의 이혼증서는 그나마 피해 여인에게 사회적 재진입의 최소한을 보장하려는 방편이었지만, 예수님은 그 허용의 배경을 “마음의 완악함”으로 진단하시고 창조 원리를 회복하신다. “하나님이 짝지어 주신 것을 사람이 나누지 못할지니라.” 음행 외의 이유로 아내를 버리고 다른 데 장가드는 것은 간음이라 규정하심으로써, 주님은 남성 중심의 이혼 관행에 제동을 걸고 혼인 언약의 거룩을 재건하신다. 장재형목사는 이 울타리가 억압의 족쇄가 아니라 약자를 위한 정의의 방패라는 점을 분명히 한다. 교회가 이 사랑의 법을 붙잡을 때, 약한 지체의 눈물을 비용으로 삼는 손쉬운 해체의 문화를 거부할 수 있다.

이제 바울이 미혼자와 과부에게 말하는 대목으로 시선을 옮기면, “임박한 환난을 인하여 사람이 그냥 지내는 것이 좋으니라”는 권면이 등장한다. 장재형목사는 그 열쇠를 초대교회의 종말론적 시간의식, 곧 카이로스에서 찾는다. “때가 단축되었으므로”라는 표현은 허무의 구호가 아니라, 다가오는 주님의 날 앞에서 집중과 절제를 요청하는 부름이다. 그래서 “아내 있는 자들은 없는 자같이, 우는 자들은 울지 않는 자같이, 기쁜 자들은 기쁘지 않은 자같이, 세상 물건을 쓰는 자들은 다 쓰지 못하는 자같이 하라”는 권면은 관계와 감정과 소유를 부정하라는 말이 아니라, 그것들에 예속되지 말고 주를 기쁘시게 하는 일에 우선권을 두라는 지침이다. 장가간 자가 아내를 기쁘게 하느라 마음이 나뉠 수 있고, 장가가지 않은 자가 주의 일에 더 전념할 여지가 있다는 바울의 설명은 소명 배분과 삶의 질서에 관한 성숙한 분별을 요구한다. 장재형목사는 베드로의 경우를 상기시키며, 초대교회가 혈연 가족을 경시해서가 아니라 영적 가족 공동체를 더 큰 질서로 삼았음을 짚는다. 막달라 마리아와 같은 여성의 이름이 복음서에 분명히 기록된 사실은, 여성의 이름과 증언을 공동체 기억 속에 새겨 넣은 교회의 역동을 보여 준다.

이러한 헌신의 전통은 역사 속에서 다양하게 제도화되었다. 가톨릭 교회의 사제·수도 전통은 마태복음 19장 12절, “천국을 위하여 스스로 된 고자도 있도다”에 기대어 온전한 전념을 선택한 이들의 길이다. 개혁 전통이 같은 제도적 길을 택하지는 않았지만, “때가 단축된” 시대 감각 앞에서 주를 위하여 독신의 재화를 귀히 여긴 마음은 배울 가치가 있다. 바울의 의도는 결혼을 금령으로 묶으려는 것이 아니라, 혼인의 선함과 독신의 유익을 함께 인정하며 각 사람의 은사와 형편에 따라 “분요함 없이 주를 섬기게 하려 함”이다. 그래서 7장 36–38절에서 딸을 시집보내도 잘하는 일이나 보내지 아니함은 더 잘하는 일이라고 평가한 것도, 임박한 때의 영적 집중이라는 특별한 맥락에서 이해해야 한다. 과부에 대한 권면 또한 재혼은 “주 안에서만” 자유이며, 바울의 개인적 판단으로는 그냥 지내는 것이 더 복되다 하되, 누구에게도 일률의 굴레를 씌우지 않는다. 모든 판단은 소명과 양심, 공동체의 지혜 안에서 이루어져야 한다.

이 메시지를 오늘에 심으려면 두 가지가 분명해야 한다. 첫째, 교회는 가정 폭력과 강압, 불의한 구조 앞에서 침묵하거나 영적 언어로 덮어서는 안 된다. “자유할 수 있거든 차라리 사용하라”는 말씀은 피해자에게 탈출과 보호, 법적 구제를 권하는 적극적 사랑의 명령이다. 교회 치리는 죄를 숨기는 내부 논리가 아니라, 죄를 드러내 회개를 요구하고 약자를 지키는 정의의 실천이어야 한다. 둘째, 힘 있는 자의 회심은 특권의 보존이 아니라 그리스도의 종으로 재사회화되는 변혁이어야 한다. 남편의 권위는 군림의 인가가 아니라 책임의 십자가다. 직장과 사회에서의 자유도 자기실현의 전리품이 아니라 이웃을 살리는 자원이다. 복음은 억압받는 이를 자유인으로 일으키고, 자유인을 섬기는 종으로 낮춘다. 이 역설이 교회와 가정의 체질이 될 때, 하나님 나라는 이미 우리 가운데 임한다.

결국 관건은 7장 24절, “각각 부르심을 받은 그대로 하나님과 함께 거하라”에 모인다. 소명은 자리 이동의 명령이기 전에 자리 성화의 사건이다. 결혼했든 하지 않았든, 부유하든 가난하든, 사회적 약자이든 강자이든, 그 자리에서 하나님과 함께 거하며 질서를 새롭게 하라는 부르심이 우리를 이끈다. 장재형목사가 거듭 강조하듯, 복음은 먼 이상이 아니라 현재의 관계망과 제도, 일터와 가정, 교회와 도시 속에서 몸으로 증명되어야 한다. 우리는 바울의 난해함을 이유로 본문을 비껴 가는 대신, 그 난해함이 열어 주는 더 깊은 질서를 받아들여야 한다. 자유는 사랑으로 완성되고, 권위는 섬김으로 성화되며, 결혼은 예배로 승화된다. “때가 단축되었으므로” 더 분주해질 이유가 아니라 더 단호해질 이유를 얻었다. 하나님 나라의 윤리를 생활의 언어로 바꾸어 가는 일, 그것이 종과 자유, 결혼과 독신의 구분을 넘어 모든 신자에게 주어진 부르심의 완성이다. 

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Pasteur David Jang – L’Évangile pour les publicains et les pécheurs


1. L’Évangile et l’amour

L’Évangile est l’histoire de l’amour du Christ. C’est la « Bonne Nouvelle » que l’Église proclame, et aussi le message du salut de Dieu, transmis à travers la vie et l’enseignement de Jésus-Christ. Pourquoi cet Évangile est-il inséparable de l’« amour » ? Pourquoi montre-t-il l’accomplissement ultime d’un amour sacrificiel ? Nous pouvons le vérifier en de nombreux passages bibliques. Des spécialistes de la Bible affirment que le chapitre 15 de l’Évangile selon Luc est « le chapitre qui décrit le mieux l’Évangile », car il en contient le cœur : le salut et l’amour. Dans le même temps, l’essence de l’Évangile est la transformation de la vie, une transformation qui mène l’homme à redevenir pleinement humain, en recouvrant « l’image de Dieu » qui est en lui. Or, pour que l’Évangile, loin de n’être qu’une émotion passagère ou une simple excitation, se concrétise en un « amour » vécu au quotidien, il est indispensable qu’il ait pour source Dieu lui-même, et que son expression pratique prenne la forme d’un « sacrifice ».

Beaucoup considèrent l’Évangile comme un ensemble de doctrines ou un système de croyances que l’Église doit transmettre. Pourtant, l’Évangile que Jésus a vécu et manifesté est littéralement « l’amour qui donne tout de soi pour une seule vie ». Le chapitre 13 de la première lettre aux Corinthiens (1 Co 13) est un passage représentatif qui analyse la nature de cet amour. Dans ce « Cantique de l’amour », l’apôtre Paul, avec le langage propre aux citadins, détaille logiquement les attributs de l’amour. Le célèbre passage : « L’amour est patient, il est plein de bonté. L’amour n’est point envieux… » (1 Co 13.4, suiv.) est un langage universel, facile à comprendre n’importe où. Cependant, il est crucial de réaliser que ce n’est pas juste un enseignement moral ou une forme de politesse, mais l’« amour sacrificiel que le Christ a manifesté sur la croix ».

Vers la fin de 1 Co 13, Paul déclare : « Je connaîtrai comme j’ai été connu » (v.12). Il associe l’amour au fait de « connaître ». En hébreu, « connaître » ne se limite pas à acquérir une information, mais implique une relation personnelle et une intimité profonde. Ainsi, l’amour inclut un aspect relationnel consistant à se comprendre et à s’accepter mutuellement. L’expression « Je connaîtrai comme j’ai été connu » peut donc se lire comme : « De même que le Seigneur m’a aimé, moi aussi je connaîtrai le Seigneur d’un amour parfait. » L’essence de l’amour s’enracine ainsi dans une communion intime avec Dieu.

Dans 1 Jn 4.19, nous lisons : « Pour nous, nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. » L’Évangile est une proclamation selon laquelle Dieu nous a aimés le premier. Si nous disons que nous « apprenons » l’amour, c’est parce que nous sommes d’abord aimés de Dieu et que, dans ce processus de découverte de Son amour, nous devenons à notre tour capables d’aimer notre prochain. Ainsi, l’Évangile procède entièrement de l’amour et du sacrifice de Dieu, visant tout un chacun, y compris les publicains et les prostituées. Jésus s’est abaissé jusqu’à la mort, révélant de la manière la plus éclatante l’amour de Dieu dans son humiliation et son sacrifice.

Dans Romains 10, il est écrit : « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut. » (v.10) La foi naît lorsque le cœur est ouvert, et de ce cœur jaillit spontanément une confession. Les circonstances qui ouvrent le cœur peuvent varier : certains sont d’abord éclairés intellectuellement avant que leur cœur ne s’ouvre, d’autres voient leur cœur s’ouvrir avant de parvenir à une compréhension intellectuelle. L’essentiel est que le cœur et l’intelligence œuvrent ensemble, car alors seulement la foi et la mise en pratique de l’amour sont pleines et entières. Les Grecs mettaient l’accent sur la « raison » humaine, et il est effectivement important de réfléchir : qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi le Seigneur nous a-t-Il sauvés ? Pourquoi devons-nous croire en Lui ? Sans une telle compréhension, notre foi risque de devenir un simple rituel ou une habitude dépourvue de sens profond.

Qu’est donc l’amour, concrètement ? Dans la Bible, l’amour se définit de manière constante comme un « sacrifice ». Un exemple illustre souvent cité : lors de l’éruption volcanique à Pompéi (Pompeii), on a retrouvé les traces d’une mère morte en protégeant son enfant. Pour sauver l’enfant de l’explosion, la mère l’a préservé en se faisant bouclier de son propre corps, les deux silhouettes pétrifiées en un vestige. Cet événement montre avec force à quel point l’amour qui protège la vie peut être puissant. Par nature, tout être vivant a tendance à se protéger soi-même. Les plantes se disputent lumière et nutriments, généralement sans se faire de cadeaux. L’amour, cependant, va à l’encontre de cet instinct de préservation : il « se sacrifie » pour ouvrir la voie et protéger l’autre.

Nous confessons que la vie de Jésus-Christ, en particulier sa mort sur la croix, représente le sommet de l’« amour sacrificiel ». Sur la croix, Jésus, qui est sans péché et parfaitement pur, a donné sa vie pour le salut des pécheurs, un acte d’amour d’une intensité inégalée. Le pasteur David Jang souligne souvent dans ses sermons et conférences que l’essence même de l’Évangile réside dans ce sacrifice. La mort de Jésus n’est pas un simple symbole religieux ou une pratique rituelle, mais l’expression concrète par laquelle Il nous déclare : « C’est ainsi que je vous aime. » Parmi les multiples formes d’amour existantes, l’« amour qui s’offre totalement sans rien retenir » est le plus ultime, et c’est l’essence même du message véhiculé par l’Évangile chrétien.

Lorsque nous prenons conscience de la valeur de cet amour, nous comprenons aussi que le sacrifice n’est pas vain. En examinant l’idéogramme chinois pour « sacrifice » (犧牲), on remarque qu’il inclut le caractère du bœuf (牛). Le bœuf passe sa vie à labourer les champs pour son maître, puis, à la fin, il donne sa viande, sa peau, ses os, et même sa queue, tout lui est pris pour les besoins de l’homme. À l’image de ce bœuf qui sert toute sa vie, Jésus a offert sa vie entière pour nous, démontrant la grandeur de cet amour. Il ne s’agissait pas d’un spectacle grandiose ou fastueux, mais d’un service humble et discret, comme laver les pieds de Ses disciples, qui révèle Son attitude de serviteur.

Dans Jean 13, Jésus lave les pieds de Ses disciples, un épisode symbolique qui marque le début de sa marche vers la croix. Il est dit qu’Il « avait aimé les siens qui étaient dans le monde, et Il les aima jusqu’au bout. » (Jn 13.1) Le terme « jusqu’au bout » porte la patience infinie de Dieu, persistant à aimer malgré le rejet, la trahison ou l’ingratitude humaine. Cet amour de la croix ne vise pas seulement un enseignement moral ou une consolation, mais constitue un événement qui opère un salut et une restauration véritables. Alors que l’humanité était engagée sur la voie de la mort en raison du péché, le Christ nous a communiqué la vie en livrant la sienne. Quand nous proclamons « aimer Jésus », cette confession repose sur le fait historique que « le Seigneur nous a d’abord aimés ».

Pourquoi cette histoire d’amour si grande et sacrificielle est-elle appelée « Évangile » ? L’Évangile n’annonce pas seulement l’existence de Dieu, mais proclame que « Dieu nous a aimés de cette manière » ; grâce à cet amour, l’homme est arraché au péché et reçoit la vie véritable. Dans Romains 5, Paul écrit : « Alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous ; c’est ainsi que Dieu prouve Son amour envers nous. » (Rm 5.8) Le salut n’est pas le fruit de nos efforts, mais le don de la grâce de Dieu, et cette grâce s’exprime dans l’initiative divine d’aimer en premier. Nous découvrons cet amour, y répondons par la gratitude, et vivons une existence consacrée, rendant l’Évangile vivant dans nos actes.

La Bible décrit un amour qui ne se limite pas à proclamer « je t’aime », mais qui prend forme concrètement par le « service » et le « sacrifice ». Quand Jésus mangeait à la même table que les publicains et les pécheurs, les pharisiens et les scribes le critiquaient, mais Il n’y prêtait pas attention. Il allait à leur rencontre, séjournait avec eux, dénonçait leurs péchés, tout en leur offrant Son pardon et Sa restauration. C’est ainsi que se manifeste l’amour véritable : un amour qui va au-devant, qui « met les pieds dehors » pour rencontrer les gens là où ils sont.

Si nous connaissons réellement Jésus-Christ, nous aussi devrions être capables de servir et d’accueillir les autres avec cet amour. À l’exemple du Christ, quand nous nous occupons des pécheurs, des publicains et de toutes les personnes marginalisées et souffrantes, nous rendons l’amour du Christ concret. Comme l’enseigne le pasteur David Jang à maintes reprises, pour que l’Église soit « la lumière du monde et le sel de la terre », elle doit s’appuyer sur l’amour sacrificiel de Jésus et se diriger activement vers ceux qui ont besoin d’aide dans leur vie concrète. Quand nous cessons de nous cantonner aux mots pour passer à l’action, c’est là que les gens peuvent vraiment percevoir et comprendre la profondeur de l’Évangile.

Rappelons que, dans le fond, nous avons tous le « cœur du berger ». Dieu nous a créés à Son image, et nous ressentons naturellement de la compassion pour la souffrance d’autrui, avec le désir de secourir la vie fragile. Pourtant, selon la logique du monde, on accorde souvent plus d’importance à la majorité, aux « quatre-vingt-dix-neuf », plutôt qu’à l’unique personne laissée de côté. Or, la logique de l’Évangile est à l’opposé. Le Seigneur nous enseigne, à travers la parabole du berger qui laisse ses quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher la brebis perdue, qu’« aux yeux de Dieu, chaque brebis compte infiniment » et qu’Il ne renonce pas à ce seul être égaré.


2. L’Évangile pour les publicains et les pécheurs

Luc 15 illustre parfaitement ce « cœur de Dieu pour une seule vie ». Dès le verset 1, il est écrit : « Tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de Jésus pour l’écouter », tandis qu’au verset 2, « les pharisiens et les scribes murmuraient : “Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux.” » À l’époque juive, le mot « pécheurs » ne désignait pas uniquement ceux qui s’écartaient considérablement des règles religieuses et morales, mais regroupait aussi tous ceux que la majorité rejetait. Pourtant, plutôt que de repousser ces pécheurs, Jésus mangeait avec eux et partageait leur vie. Ce n’était pas seulement briser un tabou social ; c’était ébranler en profondeur la mentalité légale des religieux de l’époque.

Les pharisiens et les scribes bénéficiaient d’une grande estime dans la société juive ; ils veillaient scrupuleusement à l’observance de la Loi et mettaient l’accent sur la « sainteté » et la « séparation ». Au point de se couper totalement de ceux qu’ils considéraient comme pécheurs, refusant même de manger en leur compagnie. Jésus, au contraire, abolissait cette barrière, accueillait les pécheurs et entrait dans leur quotidien. L’Évangile se transmet précisément à travers ce « contact inhabituel ». Au lieu de crier de loin : « Vous êtes pécheurs, repentez-vous immédiatement ! », Il s’est approché, leur a tendu la main, les a relevés. Voilà l’Évangile tel que Jésus l’a vécu.

Les paraboles de la brebis perdue, de la drachme perdue et du fils prodigue, toutes au chapitre 15 de Luc, développent le même thème. Elles révèlent la détermination obstinée de Dieu à sauver ceux qui paraissent sans valeur et souillés par le péché, ainsi que la joie qui éclate au ciel quand ils sont retrouvés. Jésus enseigne par ces paraboles que « la joie de Dieu est plus grande pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes » (cf. Lc 15.7). Cette logique tient, non à un raisonnement ou à une efficience quelconque, mais à l’amour de Dieu.

Les publicains et les prostituées étaient les plus méprisés de la société légaliste juive. Les publicains étaient considérés comme esclaves de l’argent, les prostituées, entachées d’un péché sexuel. Pourtant, Jésus déclare : « Les publicains et les prostituées vous devancent dans le Royaume de Dieu » (Mt 21.31). Parce qu’ils avaient beaucoup péché, ils ressentaient d’autant plus de gratitude et de joie quand ils recevaient le pardon. Cette reconnaissance les menait à une conversion totale. Comme l’exprime Paul : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5.20). Paradoxalement, l’ampleur de la grâce et de la reconnaissance éprouvées par de grands pécheurs convertis montre l’efficacité de l’Évangile.

Aujourd’hui, ce message d’amour et de salut nous concerne tout autant. Les logiques du monde suggèrent parfois : « Mieux vaut distinguer ceux qui valent la peine de ceux qui ne la valent pas », « Investissons nos ressources là où le rapport coûts-bénéfices est favorable. » Malheureusement, l’Église peut aussi adopter ce raisonnement : privilégier ceux qui ont l’air plus « compétents » ou « fortunés », et délaisser ou négliger ceux qui n’ont rien. L’essence de l’Évangile, cependant, va dans la direction opposée : elle vise celui qui est perdu, la « brebis isolée ». C’est là le message essentiel de Jésus concernant la mission de l’Église : l’amour qui anime la recherche de la brebis égarée est la clé pour toucher l’âme perdue.

Cette insistance sur l’« intérêt pour le plus petit » revient souvent dans les paroles de Jésus. Dans le discours sur le Mont des Oliviers (Mt 25), Il dit : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Ce que le Seigneur désire de nous, c’est une compassion concrète envers les pauvres et les exclus. L’Église a la responsabilité de vivre cette compassion, afin d’étendre le Royaume du Christ dans le monde. Le pasteur David Jang le répète : l’Évangile ne se résume pas au discours, mais s’accompagne d’actes concrets (deed). Un Évangile purement verbal est incomplet et n’aura pas d’impact réel.

Aussi, lorsque l’Église cherche à faire progresser la mission de l’Évangile, la première attitude est de « localiser et rejoindre les plus vulnérables et les exclus de la société ». Dans Luc 15.4, Jésus s’exprime ainsi : « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il la retrouve ? » Jésus réveille en nous ce « cœur de berger », que les pharisiens et les scribes avaient perdu, en dénigrant les publicains et les pécheurs et en condamnant Jésus pour avoir mangé avec eux. Pourtant, au plus profond de nous, demeure cette capacité à éprouver de la compassion pour la brebis perdue. Le problème est que les valeurs du monde, nos vies trépidantes ou notre égoïsme refoulent ce sentiment.

Le Seigneur nous appelle à franchir ces obstacles. Plus l’Église grandit, plus elle développe ses programmes et accumule des ressources financières, plus elle risque de miser sur le confort et l’efficacité pour « ceux qui sont déjà là » plutôt que de se préoccuper de l’« unique personne égarée ». Or, l’Évangile nous ordonne d’aimer chaque âme. Et quand un pécheur se repent et revient, le ciel se réjouit immensément.

Luc 15.5-6 décrit la scène : « Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.” » Le berger, après avoir cherché et retrouvé la brebis disparue, éprouve une joie incomparable. Il ne s’agit pas du simple soulagement que l’on ressent lorsqu’on retrouve un objet perdu, mais d’une joie liée à la restauration de la vie et du lien brisé, une joie inégalable.

Pour plaire véritablement à Dieu, nous devons garder à l’esprit l’importance de la brebis perdue. Ce qui réjouit le plus Dieu, c’est la repentance d’un pécheur. En Luc 15.7, Jésus affirme clairement : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. »

Nous devons ici comprendre que la « repentance » dépasse de loin le simple remords moral ou la confession formelle d’une faute. D’un point de vue biblique, se repentir signifie se détourner de sa voie antérieure, changer radicalement de but et de valeurs dans la vie. Cela implique de reconnaître son péché, de faire confiance au pardon de Dieu et de décider de ne plus s’engager dans la voie du péché. Plus nous réalisons la grandeur de l’amour de Dieu, plus la repentance devient possible, car celui qui perçoit l’immensité de l’amour divin comprend aussi l’ampleur de son péché, ainsi que la profondeur de la grâce reçue. Alors, la gratitude et l’engagement jaillissent naturellement ; la personne devient un témoin vivant de la puissance de l’Évangile.

Pierre en est un exemple probant. Jésus savait d’avance que Pierre Le renierait trois fois, mais Il lui avait dit : « Quand tu seras revenu à moi, affermis tes frères » (Lc 22.32). Malgré la faute de Pierre, celui-ci, après sa repentance sincère, deviendra un témoin encore plus ardent de l’amour de Dieu. Ceci est à la fois un réconfort et un défi pour nous. Même si nous sommes à terre à cause de notre péché, lorsque nous nous repentons et faisons volte-face, Dieu transforme notre faiblesse en un canal de grâce et d’amour encore plus grand. C’est là la différence majeure entre le monde de la Loi et celui de l’Évangile : dans la Loi, « tu as péché, donc tu dois être puni » ; dans l’Évangile, « Dieu fait d’abord confiance à la possibilité de la transformation par le pardon ».

Le pasteur David Jang répète souvent dans ses prédications et enseignements que « la vie de Jésus, accueillant les publicains et les pécheurs, est l’exemple éternel de l’Église ». Pour qu’elle soit le Corps du Christ, l’Église ne doit pas être une maison fermée à double tour, mais demeurer un espace constamment ouvert, où chacun peut trouver une nouvelle chance, et où chaque âme, même la plus éloignée, peut se repentir et revenir à Dieu. Il enseigne que, de nos jours, l’Église doit sortir de ses murs et s’engager davantage auprès des plus défavorisés : les malades, les sans-abri, les travailleurs immigrés, les réfugiés, etc. C’est en manifestant concrètement l’Évangile que nous perpétuons l’esprit de « l’Évangile pour les publicains et les pécheurs ».

Aujourd’hui, nombre d’Églises sont devenues importantes et riches, ce qui n’est pas en soi un mal. Le danger, c’est que cette prospérité matérielle nous coupe la vue, nous faisant oublier les pauvres et les faibles. Or, le commandement de Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22.39) ne doit pas rester une idée abstraite. Dans la parabole du Bon Samaritain (Lc 10), Jésus montre qu’il faut prendre soin de « celui qui est à demi mort au bord du chemin ». Voilà l’Évangile vrai et concret, le rôle essentiel de l’Église en ce monde.

Pour accomplir cette mission, il ne suffit pas de l’initiative d’une organisation ; la consécration de chaque individu est également nécessaire. Certaines Églises créent des écoles sur le champ de mission, mènent des actions médicales et éducatives, améliorant directement les conditions de vie de la population locale. Le pasteur David Jang a présenté la vision de bâtir 300 écoles dans des pays pauvres pour le 30e anniversaire de son Église, précisant que l’objectif n’est pas de « construire des bâtiments », mais de retrouver les âmes perdues, et de leur offrir les bienfaits concrets de l’Évangile. En donnant à ces enfants l’accès à l’éducation, à la santé, et à un avenir meilleur, on dépasse le cadre d’un simple projet missionnaire : on met en pratique « l’Évangile qui part à la recherche de la brebis perdue ».

L’Évangile nous ouvre donc de « nouveaux yeux ». Nous percevons désormais ceux que nous ignorions, nous partageons rires et larmes, et nous trouvons notre joie à répondre à leurs besoins. C’est un monde paradoxal, incompréhensible au raisonnement purement humain : un monde où l’on laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis pour une seule, où l’on tend la main d’abord au pauvre et au malade, où l’on ne condamne pas le pécheur mais on lui ouvre un chemin de retour. Ce monde est le « Royaume de Dieu » dont nous parlons.

Nous devrions méditer chaque jour ces paroles de Jésus : « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perd une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue ? » (Lc 15.4) Dans la réalité, cherchons-nous réellement les brebis perdues ? Leur consacrons-nous du temps et de l’attention ? Nous devons aussi nous interroger au sein de l’Église : négligeons-nous les nouveaux fidèles ou ceux qui portent encore les stigmates d’un échec ou d’une blessure passée ? Or, l’Évangile nous ordonne de leur tendre la main en premier.

L’« Évangile pour les publicains et les pécheurs » ne s’adresse pas qu’aux criminels notoires ou à ceux dont les fautes sont évidentes. Biblicament, tous les humains sont pécheurs devant Dieu et ont besoin de Sa grâce. Jésus a déclaré : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à la repentance » (Lc 5.32). Cela nous avertit de ne pas nous exclure nous-mêmes de cette catégorie en pensant : « Moi, je suis juste, ce message concerne l’autre. » En réalité, nous sommes tous des brebis perdues pour lesquelles Jésus est venu, et Il nous a aimés « jusqu’au bout ».

Le pasteur David Jang pose une question cruciale : « Avons-nous vraiment dans notre cœur cet amour du berger pour la brebis perdue ? » C’est un point de réflexion que l’Église doit garder à l’esprit, aujourd’hui comme demain. Bien sûr, il est important de développer nos bâtiments, nos programmes, d’augmenter le nombre de fidèles et les offrandes. Mais l’essentiel, le fondement de la vocation de l’Église, est bien de « se rendre au plus bas, de rire et pleurer avec ceux qui souffrent, et de proclamer l’Évangile de façon concrète ». Il est facile de dire que nous n’avons pas la capacité d’agir, mais, comme le disait Pierre en Actes 3 : « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth… » (v.6). L’Évangile lui-même est le plus grand des dons et la plus puissante des forces.

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Lorsque nous nous mettons en quête de la brebis perdue, Dieu Se réjouit immensément de cet amour en action. Nous participons alors à cette joie. Dans Luc 15, le berger qui retrouve sa brebis appelle ses amis et ses voisins, en disant : « Réjouissez-vous avec moi ! J’ai retrouvé ma brebis qui était perdue ! » L’Église est la communauté qui partage cette joie, celle du salut, de la repentance, du pardon, et qui nous fait goûter par avance à la fête du Royaume de Dieu.

En définitive, l’Évangile est « l’Évangile pour les publicains et les pécheurs ». La vie et l’enseignement de Jésus se résument à un amour concret et déterminé pour ceux qui sont perdus. Voyant des publicains ou des prostituées se repentir et entrer dans le Royaume de Dieu, ou des grands pécheurs pardonnés manifester une immense gratitude pour servir Dieu, nous saisissons le bouleversement révolutionnaire que l’Évangile apporte. Nous ne devons pas seulement comprendre intellectuellement cet amour, mais le vivre et le manifester dans notre existence. Comme le répète le pasteur David Jang, « aller vers les faibles et les marginalisés pour partager la grâce que nous avons reçue » est l’exigence la plus fondamentale de l’Évangile. Loin d’être un idéal inaccessible, c’est une mission qui trouve naturellement sa source dans ce « cœur de berger » endormi en nous, réveillé à la suite de Jésus.

Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui souffrent, « brebis égarées » que nous croisons parfois sans les voir. Si l’Église est une vraie communauté évangélique, elle doit sortir les chercher et prendre soin d’eux : le publicain esclave de l’argent, la femme qui a échoué en amour, le jeune adulte qui erre, le patient en proie à la souffrance, ou encore la personne au bord du désespoir. Tous ont la possibilité de devenir enfants de Dieu, et l’Église, avec un cœur de berger, doit leur indiquer la voie. Si « l’Évangile pour les publicains et les pécheurs » retrouve sa force au milieu de nous, au point d’inspirer des transformations concrètes et palpables dans les vies, alors le ciel se réjouira d’une joie indescriptible. C’est précisément là ce que veut dire : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes… » Et c’est ainsi que nous ferons l’expérience réelle de l’Évangile, dont le cœur est « l’amour ».

Le pasteur David Jang aspire à ce que l’Église de Corée et l’Église universelle redécouvrent profondément cet « Évangile pour les publicains et les pécheurs », afin que sa puissance suscite un renouveau dans notre société et sur les divers champs de mission à travers le monde. Peu importe qu’on soit en ville ou à la campagne, dans un pays pauvre ou riche : si l’Église retrouve « le cœur du berger qui cherche la brebis perdue », d’innombrables âmes seront restaurées, et le Nom de Dieu en sera glorifié. En accomplissant cette vocation de l’amour, l’Évangile prouvera sa réalité dans la vie quotidienne, et ce témoignage se propagera, permettant à un plus grand nombre de pécheurs de faire l’expérience du pardon, de la guérison et de la réconciliation. Dans ce processus, l’Église incarnera l’espérance pour le monde et rendra manifeste la présence du Royaume de Dieu dès maintenant. C’est ainsi que l’Évangile continuera de s’étendre et de toucher davantage de personnes, qui seront les témoins de l’amour de Jésus-Christ et prendront part à la fête du salut.

L’Évangile ne se borne pas à un enseignement à écouter ; il est la vie de Jésus Lui-même, partageant le repas avec les publicains et les pécheurs. Parce que le Seigneur nous a aimés le premier, nous pouvons aussi connaître cet amour et le transmettre. Aller à la recherche de la brebis égarée est donc la mission fondamentale de l’Église, la voie par laquelle « l’Évangile pour les publicains et les pécheurs » se réalise dans le monde. Et à tous ceux qui s’engagent sur cette voie — pasteurs, fidèles, serviteurs consacrés — Dieu réserve ces mots : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! » Puissions-nous persévérer dans la prière et poser des actes concrets, afin que l’Église et chaque croyant répondent pleinement à cette vocation de l’amour.

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张大卫牧师——面向税吏与罪人的福音


1. 福音

福音是基督之爱的故事,是教会所传的喜讯,也是通过耶稣基督的生平和教导向我们传递的上帝救赎的信息。为何这一福音必然与“爱”相连?又为何福音本身就是牺牲之爱的极致?我们可以在圣经多个章节中找到答案。正如有些圣经学者称路加福音第15章为“最能清晰阐明福音的章节”,其中蕴含了救恩与爱的核心。同时,福音的本质还在于生命的改变,而这种改变最终引导人回归真正“人之为人”的道路,也就是恢复我们内在的“上帝形象”。然而,如果福音不仅停留在人的情感或暂时的激动上,而要在日常生活中具体地体现为“爱”,那么它的根源就必须在上帝,并且要通过“牺牲”这一实际行动来彰显。

很多人只把福音视为教会所应传递的一种教义或信仰体系而已。然而耶稣亲身示范的福音正如其名——“为了一条生命而倾尽一切的爱”。哥林多前书第13章正是对这种爱的本质进行分析性描述的代表性章节。保罗以都市化的语言,逻辑且深入地解释了爱,“爱是恒久忍耐,又有恩慈;爱是不嫉妒……”(林前13:4以下),这些话语无论在何处听到,都有一种普世共鸣。然而必须明白,这并不是单纯的道德教导或礼仪之爱,而是“基督在十字架上所示范的牺牲之爱”。

在哥林多前书第13章结尾处,保罗说:“我如今所知道的有限;等到那完全的来到……如今我所知道的有限,那时我就 fully know(可翻译为‘完全知晓’),如同主知道我一样。”(参林前13:12)这里,他把爱与“认识”相提并论。在希伯来文化中,“认识”不仅仅意味着知识的获得,更暗示着人格性的交流与深度亲密。这说明爱的核心是人与人之间深度的理解与接纳,而这里“如同主先认识我一样,我也要完全认识祂”这句话,也可以理解为“正如主先以完全之爱来爱我,我也将以完全之爱来认识主”。爱之本质,正是扎根于与上帝的亲密相交。

约翰一书4章19节的“我们爱,因为上帝先爱我们”,清楚地教导我们:福音就是上帝先爱我们的宣告。我们之所以能说“我们学会了爱”,是因为我们先从上帝那里得到了爱;在逐渐体会并认识那爱之过程中,我们也能成为去爱他人的人。由此可见,福音完全始于上帝的爱与牺牲,其对象包括所有人,甚至连税吏和妓女都在其中。耶稣甘愿降卑至死,这种卑微与牺牲最为清楚地彰显了上帝的爱。

罗马书10章教导说,“人心里相信就可以称义,口里承认就可以得救。”真正的信心是心先被打开,然后从心里自然而然生发告白。当然,心敞开的契机可以多种多样,有时先是理性上的顿悟,有时先是心灵的触动,但无论如何,心与理性最终都要协同运作,才能达成完整的信仰与爱之实践。正如希腊人强调“人是拥有理性(Logos)的存在”,我们对“何为爱”、以及“为什么主拯救了我们”“为何我们应该信祂”的深思,对于防止我们的信仰流于形式和习惯至关重要。

那么,究竟什么是爱?圣经自始至终传递的信息是“牺牲”。在历史上,流传着一个著名事例:庞贝城(Pompeii)火山爆发时,有母亲用身体护住孩子,最终母子一同被火山灰掩埋,遗体如同化石一样地保存了下来——这是母亲为保护孩子所作的本能性牺牲。由此可见,为了守护生命而付出的爱是何等强大。一般而言,所有生命都有趋利避害、自我保全的本能。植物为了争取更多的阳光与养分,会与周边植物相互竞争。但爱却与这种自然本能截然不同:它使人愿意自我牺牲,为他人的生命开路并加以守护。

我们承认,耶稣基督在十字架上所表现的爱,正是“牺牲之爱”的巅峰。耶稣的十字架牺牲是一位无罪、纯洁的主,为了罪人的拯救而代替他们死去,这是一种最戏剧化的爱。正如张大卫牧师在他的讲道或演讲中常常强调,福音的核心就在于这“牺牲”。主的死不只是一个宗教符号或仪式,而是祂亲身告诉我们:“我这样爱你们。”世上有形形色色的爱,但能将自己的所有毫无保留地献出的爱,才是至高至终极的形式,而这也正是基督教福音最本质的讯息。

当我们真正理解这爱之价值,便会明白牺牲绝非徒劳。“牺牲”这个词,在汉字里写作“牺牲”,有解释指出其中含有“牛”的偏旁,可以联想到牛一生耕地,奉献气力,最终连肉、皮、骨甚至牛尾都能贡献给人类的形象。就像牛为主人耗尽一生的精力,耶稣也将自己全部的生命奉献给我们,亲自彰显了何谓最伟大的爱。这并非华丽盛大的仪式,而是谦卑地在我们身边,以仆人姿态为门徒洗脚、在卑微之处的全然付出。

在约翰福音第13章,耶稣为门徒洗脚的画面,象征着祂踏上十字架道路的开始。经文写道:耶稣“既然爱世间属自己的人,就爱他们到底”(约13:1)。这里的“到底”,蕴含着上帝对我们那种无论背叛、拒绝或忘恩负义,仍然忍耐宽容到底的心。十字架的爱,并不只是要给我们道德教训或心理安慰,而是真实带来救赎与恢复。当人因罪走向永死之际,主以舍命代付的方式,为我们带来新的生命。我们宣告“爱耶稣”时,其背后真正的原因是“祂先爱了我”,这是实实在在在历史中发生的事实。

那么,为何如此伟大并带有牺牲的爱会成为“福音”呢?因为福音不仅是上帝存在的宣示,更是“上帝如此爱我们”的宣言;因这爱,人类能脱离罪恶而获得真正的生命。《罗马书》第5章,保罗提到:“当我们还作罪人时,基督就为我们死,上帝的爱就在此向我们显明了。”换言之,救恩不是我们努力得来的成就,而是完全出于上帝的恩典,这份恩典在于上帝一方先给出的爱。而当我们感悟并回应这爱时,便会以感恩与献身来生活,这就是福音在生活中的落实过程。

圣经中的爱并不是只挂在嘴上的口号,而必然具体体现在“服事”和“牺牲”上。耶稣与税吏、罪人同席时,法利赛人和文士加以非议,但祂毫不在意。祂更是主动去寻找他们,与他们同住,指正其罪,同时赐下宽恕与复和。真正的爱,就是那种“主动走出去”的爱。如果我们真的认识耶稣,也当以这样的爱去服事与包容人。正如耶稣对罪人、税吏以及当时最受排挤的人伸出援手,我们也当在自己日常生活中最边缘、最痛苦的人身上实践基督的爱。张大卫牧师不止一次强调,若教会要在社会中担当光和盐,就必须以耶稣牺牲之爱为基础,切实寻找那些需要帮助的人。倘若我们只是用口传福音,却没有行动,那么世人就无法真正明白福音的真意。

我们需要明白:我们的内心深处,其实都蕴藏着“牧人的心肠”。因为上帝按照祂的形象造人,因此,当我们看见可怜的人时,就会激发同情怜悯,并有意愿照顾弱小生命。然而,世俗的逻辑重视的是99只羊的多数,认为“比起那一只,99只才更重要”,从而觉得花时间、资源去帮助弱者或边缘人,效率太低或不划算。但福音的逻辑却截然相反。通过那个舍下99只留在旷野,去寻找失丢1只羊的牧人故事,耶稣强调:“对上帝而言,那一只失丢的羊是极其宝贵的。”


2. 罪人的福音

路加福音第15章最能彰显上帝对“单个生命”的心。第1节说:“众税吏和罪人都挨近耶稣,要听祂讲道……”接着第2节记载,法利赛人和文士们纷纷议论说:“这个人竟接待罪人,还与他们一同吃饭!”在犹太社会中,“罪人”不仅指宗教、道德标准上严重失常之人,也泛指为大众所厌弃、排斥的一类人。然而耶稣并没有拒绝这些罪人,反而与他们一起用餐。这不仅冲击了当时社会的成见,也彻底颠覆了那些熟悉律法之人的思维方式。

法利赛人和文士是当时犹太宗教界与社会中备受尊崇、严格遵守律法的人。他们过度强调“圣洁”和“分别为圣”,因此将自己与罪人彻底隔绝,甚至连同席用餐都不愿。然而耶稣却打破这重重藩篱,主动接待他们,进入他们的生活。福音便是在这“看似离经叛道的接触”中被真实地传递——不是从远处喊话“你们是罪人,快快悔改”,而是走近他们,伸手拉他们起来,这才是耶稣亲自示范的福音。

路加福音第15章讲述的失羊、失钱(失落的银币),以及浪子回头的比喻,都传达同一个主旨:看似没有价值、在罪中沉沦的人,正是上帝极其关注、要不惜一切地挽回的对象;而他们回归之后,天国要与他们一同欢庆。耶稣在这些比喻中明言:“一个罪人悔改,在天上所引发的喜乐,远大于那99个自以为义的。”(参路15:7)这是一种不以逻辑和效率为先,而是以爱和怜悯为先的“上帝之心”。

实际上,税吏与妓女在当时的律法社会中,几乎是受藐视最深的阶层。税吏常被视为“金钱奴仆”,而妓女则因性罪而最被唾弃。但耶稣却说:“税吏和妓女倒比你们(法利赛人)更先进神的国”(太21:31)。他们虽罪大,但一旦蒙赦免,就会爆发出更深的感恩与喜乐,并且这感恩往往带来彻底的悔改和生命更新。正如保罗所言:“罪在哪里显多,恩典就更显多”(罗5:20),那些犯过大罪又悔改的人,所经历的恩典也更加巨大。

今天,这份爱与救赎的信息同样适用于我们。有时社会会鼓吹“要把人分成有价值与无价值的”,或者主张“资源应投向回报率更高的人”。教会若吸收了这种价值观,也可能只欢迎更“有能耐”的人,或是“拥有更多资源”的人,而忽略“那些看似贫乏或落后的”。可福音的真谛却截然相反:它指向那只“走失的羊”,也呼唤教会活出耶稣的心肠——去寻找并珍视每一个失丢的灵魂。这才是教会的真正本质,也是吸引失丢灵魂回归的动力所在。

耶稣一再强调对“卑微之人”的关怀。马太福音25章里,在橄榄山讲论的结尾,耶稣说:“你们向我这弟兄中一个最小的身上所做的,就是做在我身上了。”(太25:40)这句经文说明主所期待的,就是我们去具体关心、照顾那些贫困与边缘人士。教会的责任正是在这里。当我们将耶稣爱的福音转化为具体的行动,基督的国度也就此在世上扩展开来。张大卫牧师多次从宣教视角指出:福音不仅是口传(Word),还必须有行动(Deed)跟上。若“言行”无法统一,福音就会成为“半截的宣讲”,也难以真正打动人心。

因此,教会若要拓展这福音事工,首先要有的态度就是:去寻找、接近“世上最软弱和被边缘化的人”。路加福音15章4节说:“你们中间谁有一百只羊,失去一只,不把这九十九只撇在旷野,去找那失去的,直到找着呢?”耶稣提出这个问题,其实是在唤醒我们内心深处的“牧人之心”。法利赛人和文士之所以会鄙视税吏和罪人,并且批评耶稣与他们同席,正是因为他们失去了那颗牧人的怜悯。可我们内里原本也具备同情弱者的情感,只是常常被世俗价值、日常琐事乃至自私心所压制。主却盼望我们能越过那道障碍。

随着教会规模的扩大,事工种类的增多,财政更加充足,人们往往会倾向于只关注“已有的99只羊”,变得“以效率和成本”来评估事工。可福音却提醒我们:要将视线放在那“迷失的一只”上。并且那只羊回归时,天上要为此开办盛大的欢宴。

在路加福音15章5-6节中记载:“找着了,就欢欢喜喜地扛在肩上,回到家里,请朋友邻舍来,对他们说:‘我失去的羊已经找着了,你们和我一同欢喜吧!’”失羊的牧人在找回那只羊时,所体验的喜乐并非只是找回遗失物品的安心,而是因为拯救了一个生命、恢复了一段关系,带来的无法言喻的喜悦。

若我们真想让上帝喜悦,就不能对失丢的灵魂视若无睹。上帝最喜悦的事,正是“一个罪人的悔改”。路加福音15章7节也明确记载:“我告诉你们,一个罪人悔改,在天上也要这样为他欢喜,较比为九十九个不用悔改的义人欢喜更大。”

同时要注意,“悔改”并不是简单的道德自省或形式化的认罪,而意味着方向的彻底转变。它包含着对自身罪的觉悟、对上帝赦免的信靠,以及“立志不再重蹈覆辙”的决心。只有当人越深刻地明白上帝的爱有多大,才越能意识到罪的严重性,也越能体会自己被拯救的恩典之大。这种“深刻感恩”会自然激发出更大的感恩和奉献,使悔改者成为见证福音大能的器皿。

彼得就是一例。耶稣早已预告彼得要三次不认主,但却对他说:“你回头以后,要坚固你的弟兄。”(路22:32)主明知彼得会犯罪,却期待他在悔改后,能更加成为爱的见证。这对我们来说既是安慰,也是一种挑战——即便我们会在罪中跌倒,但只要悔改归正,上帝就能化我们的软弱为更大的恩典通道。这就是福音世界与律法世界的区别:律法世界里,“犯罪就当受罚”理所当然;但在福音里,“经由赦免带来的生命转变”更为优先。

张大卫牧师时常在讲道与教学中提到:“耶稣接纳税吏和罪人的生活方式,乃是教会永恒的榜样。”如果教会真是基督的身体,就不该是对世人封闭的大门,而应随时敞开,为人们提供新的机会,让任何一个灵魂都能来悔改、归正。牧师还强调,如今教会更要积极地走向社会最阴暗的角落,去关怀贫病交加的人、流浪者、外籍劳工、脱北者、移民工人等,这才真正将耶稣的福音以“实际行动”呈现给世人。唯有这样,教会才能延续“税吏与罪人的福音”精神。

在当代,教会很多时候确实已拥有相当的规模、资源与财力,被社会视为“成功”的组织,但危险在于,这种外在丰裕可能蒙蔽我们的眼睛,使我们忽视贫穷与软弱的人群。耶稣所说“要爱人如己”(太22:39)的诫命,不可只留在脑海里,而应该像路加福音第10章的好撒玛利亚人那样,看见那被打得半死之人时,就立刻伸出援手。这才是福音,也是教会该在世上承担的责任。

为践行这责任,有时需要有组织的努力,也需要个人的投入。有些教会在海外宣教地兴办学校、医疗机构,帮助当地改善生活。张大卫牧师曾提出展望:“明年是教会30周年,让我们为贫穷国家建300所学校吧!”他强调,这目标不仅是“造几栋建筑”,更是要寻找那“失丢的灵魂”,并让他们在福音的实质恩惠中得到帮助。透过学校,让孩子们受教育、治病脱离苦境、规划未来,这不仅是一项宣教项目,更是“为寻找失丢的一只羊”而走出去的福音实践。

福音会开启我们“新的眼光”,让我们看见以往忽略的人,与他们一起哭、一起笑,并甘心去满足他们的需要。这对于崇尚效率、计算得失的世俗观念而言,是极其矛盾的:竟会有人为了“一个”而搁下“九十九”,去关照穷苦与病患,更去为罪人敞开门路,而不是先行严厉审判。可这正是我们所说的“上帝的国”。

我们理当天天默想耶稣那句:“你们中间谁有一百只羊,失去一只,不撇下那九十九只,去寻找失去的那只,直到找着呢?”并反省自己,是否真的在“寻找那迷失的羊”?是否真的愿意为他们付出时间与精力?在教会内部也一样,需要自问:是不是对初次来的新朋友或是带着过去失败与伤痛的人,视而不见?福音正是要我们先伸手去接纳他们。

“税吏与罪人的福音”并不只对犯罪者或外在罪大恶极者适用,而是出自圣经对全人类皆为罪人的教导。我们每个人在上帝面前都是罪人,都需要恩典。耶稣说:“我来,本不是召义人悔改,乃是召罪人悔改。”(路5:32)这话也在警示我们,不要自认为是义人而把这话当作只对他人说的。事实上,我们每个人都是曾经失丢的羊,而主正是那位为寻找我们“不惜一切代价”的牧人。

张大卫牧师曾提问:“我们是否真的有那颗为失丢的一只羊心急如焚的牧人之心?”这是教会今后也要不断自省的核心问题。建筑与项目扩张、增加会众和奉献固然都有其价值,但更根本与本质的任务,乃是主动走到卑微之处,与他们同哀同喜,把福音真实地传给他们。尽管我们常以“自己力量不足”作借口,但正如《使徒行传》第3章中彼得所言:“金银我都没有,只把我所有的给你:我奉拿撒勒人耶稣基督的名,叫你起来行走!”福音本身才是最宝贵的礼物和能力。

上帝对那寻找失丢羊的行为极为喜悦,我们也能一同享受这份喜乐。路加福音15章中,那牧人找回失羊时,邀请朋友邻居一起欢乐:“我失去的羊已找到了,你们和我一同快乐吧。”教会就是这样一个分享欢喜的共同体——分享救恩、悔改、饶恕的喜乐,让众人先尝到天国之筵席。

总之,福音就是“税吏与罪人的福音”。耶稣用生活和教导展现:祂愿为迷失之人献出具体的行动与爱。税吏与妓女悔改进入神的国,大罪得赦之人因恩典更发出宏大的感恩,这就是耶稣福音所带来的翻转。我们不仅要在头脑中理解这爱,更要在实际生活中践行,如此才能真正见证福音的大能。正如张大卫牧师一直强调的,“要把我们所得的恩典与世上最软弱、最边缘的邻舍分享”才是福音最根本的呼唤。而且这并非高不可攀或遥不可及的要求,只要我们唤醒内心那颗“牧人的心”,并跟随耶稣的脚踪,就能自然而然地活出这一使命。

现实世界中,还有无数我们容易忽视的“失丢的羊”在痛苦中。若教会真是一群“福音共同体”,就必须走近他们,关心并护佑他们。无论是沉迷于金钱的税吏,陷于情感破碎的娼妓,流离失所的年轻人,病榻中的病患,或在绝望边缘犹豫的人,都有成为上帝儿女的可能。教会当怀抱“牧人的心肠”为他们指路。若“税吏与罪人的福音”能通过当代教会与信徒的具体见证再次被大力宣扬,基督之爱就会带来实际的感动与改变,天上也必充满难以言喻的喜乐。正如那节经文所言:“一个罪人悔改,比九十九个不用悔改的义人,更能使上帝欢喜。”我们若在地上亲身经历这句话,也就最鲜活地印证了“福音的核心就是爱”。

张大卫牧师为此不断呼吁,希望“税吏与罪人的福音”能被韩国教会与普世教会重新深刻体悟,并盼望福音的大能在我们的社会和世界宣教工场上带来真正的生命转变。无论城市乡村、贫穷国家或富裕国家,只要教会能回归“寻找失丢的羊”的牧人之心,就必有无数的灵魂得以复原,上帝的名也因此大大得荣耀。当我们承担起这爱的呼召,福音就会在生活中发出明证,而这种明证会一代一代地延续下去,让更多的罪人经历悔改、赦免、医治与复和。由此,教会将真正成为世人的盼望,上帝的国也会在此时此地鲜明地显现。如此,福音将不断扩展,使更多人目睹耶稣基督的爱,并共享救恩之宴席。

正因此,福音绝不仅是“可听的教训”,更是与税吏和罪人同席的耶稣的“生活本身”。因为祂先爱了我们,所以我们才认识并能够传扬这爱。那寻找失丢的“一只羊”的脚步,正是教会应当扛起的核心使命,也是“税吏与罪人的福音”在现实中实现的道路。而行走在这道路上的所有人——牧者、信徒——都将得到上帝预备的那句勉励与肯定:“你这又良善又忠心的仆人,做得好!”我们为此恒切地祷告,并在实际行动中持续迈进,这才是教会与信徒真实的盼望所在。愿我们今天也不住地祈求,并付诸行动,成为那“耶稣爱之脚踪”的跟随者。阿们。

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