장재형목사가 설립한 올리벳대학교는 지난 18일 캘리포니아 샌프란시스코 캠퍼스에서 ‘2024 박사 과정 콜로키움 종료 예배’를 개최했습니다.
이 예배에는 조나단 박 총장, 이요셉 캠퍼스 디렉터, 여러 교수진, 그리고 박사 과정 학생들이 함께 참석해, 콜로키움 기간 동안 베풀어주신 하나님의 은혜에 감사하며 찬양과 예배의 시간을 가졌습니다.
박사 과정 콜로키움은 학문적 교류와 연구를 위한 중요한 행사로, 교수진과 박사 과정 학생들이 모여 논문 발표와 세미나를 진행하고, 교수들의 피드백을 받으며 학문적, 영적 성장을 도모합니다. 이번 콜로키움은 약 2주간 진행되었으며, 참가자들에게 학문적 통찰과 신앙적 경험을 제공하는 소중한 시간이었습니다.
한편, 올리벳대학교는 장재형목사(영어명 데이비드 장)에 의해 설립되었으며, 2004년 3월 3일 미국 정부에 정식으로 등록되었습니다. 본교는 캘리포니아 리버사이드에 위치하며, 샌프란시스코 캠퍼스를 포함해 10여 개의 분교를 운영하고 있습니다. 또한, 올리벳 연구기술단지, 기독교 도서관, IT 센터 등 다양한 시설을 통해 학문적 연구와 신앙적 발전을 지원하고 있습니다.
德国伟大的画家阿尔布雷希特·丢勒(Albrecht Dürer)的版画作品中,有一幅名作《骑士、死亡与魔鬼》(Knight, Death, and the Devil)。在漆黑如墨的山谷里,手持骷髅的“死亡”把沙漏递到眼前,催促时间流逝;形貌怪异的“魔鬼”在身后威吓逼迫。然而画面中心的骑士,却只凝视前方,默默策马前行。他不恐惧,也不左顾右盼——因为包裹他全身的坚固铠甲、腰间佩剑,以及那不动摇的目光,正在守护着他。
这幅画尖锐地映照出我们今日所处的属灵现实:在看得见的冲突与看不见的诱惑交织的世界里,基督徒究竟该穿戴什么、抓住什么,才能继续前行?《以弗所书》第6章正是使徒保罗对这问题庄严的回答,也是从天而来的战略书。张大卫牧师(Olivet University 创办人)借着对《以弗所书》第6章的讲解强调:这一章不仅是伦理劝勉,更是信徒在地上与天上的争战中得胜所必需的“生存手册”。
ドイツの偉大な画家アルブレヒト・デューラー(Albrecht Dürer)の版画の中に、**『騎士、死、そして悪魔(Knight, Death, and the Devil)』**という傑作があります。漆黒の闇が覆う谷にて、髑髏を手にした「死」が砂時計を突きつけ、時を急き立てます。そして奇怪な姿の「悪魔」が背後から脅しをかけます。けれども、その中心にいる騎士は前だけを見つめ、黙々と馬を走らせます。彼は恐れず、左右をうかがうこともしません。堅固な鎧に身を包み、腰には剣を帯び、揺るがない視線が彼を守っているからです。
Méditation d’Éphésiens 6 par le pasteur David Jang : de la restauration des relations à la victoire spirituelle
Parmi les gravures du grand artiste allemand Albrecht Dürer, figure un chef-d’œuvre intitulé « Le Chevalier, la Mort et le Diable » (Knight, Death, and the Devil). Dans une vallée où tombe une obscurité profonde, la « Mort » — tenant un crâne — tend un sablier comme pour presser le temps ; et, derrière, un « diable » à l’apparence grotesque menace et intimide. Pourtant, au centre, le chevalier fixe l’horizon et poursuit sa route au galop, silencieux et résolu. Il ne tremble pas, ne se retourne pas, ne se laisse pas distraire. Parce que l’armure solide qui enveloppe son corps, l’épée à sa ceinture et son regard inébranlable le protègent.
Cette image projette avec une acuité saisissante la réalité spirituelle dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Dans un monde où les conflits visibles et les tentations invisibles s’entremêlent, qu’est-ce que le chrétien doit revêtir, et à quoi doit-il s’accrocher pour avancer ? Éphésiens 6 répond précisément à cette question : c’est la réponse grave et déterminée de l’apôtre Paul, une stratégie descendue du ciel. Par sa prédication sur Éphésiens 6, le pasteur David Jang (fondateur d’Olivet University) souligne que ce chapitre ne se limite pas à des consignes éthiques : il constitue un « manuel de survie » indispensable pour que le croyant triomphe dans la bataille entre la terre et le ciel.
L’ordre du ciel qui commence au plus près : la famille et le travail
Avant même de parler d’un « grand » combat spirituel, Paul porte d’abord son regard sur les lieux les plus intimes et les plus ordinaires : la famille et le travail. Le champ de bataille n’est pas au loin. Les relations quotidiennes — entre parents et enfants, entre responsables et collaborateurs — sont déjà des terrains spirituels intensément disputés.
Le pasteur David Jang attire l’attention sur la déclaration de Paul à propos de l’obéissance des enfants : « car cela est juste ». Ici, la « justice » n’est pas une simple convention sociale. Elle renvoie à un ordre que Dieu a inscrit dans la création : lorsque l’être humain se place dans cet ordre, il entre en relation droite avec son Créateur — une intuition théologique profonde.
La bénédiction promise — « être heureux sur la terre et vivre longtemps » — n’est pas une promesse de prospérité superficielle, mais l’état de shalom, cette paix plénière qui apparaît lorsque l’ordre spirituel est remis en place. De même, lorsque les parents n’exaspèrent pas leurs enfants mais les élèvent dans l’instruction du Seigneur ; lorsque ceux qui ont autorité et ceux qui sont sous autorité se considèrent mutuellement en se souvenant qu’« un Maître est dans les cieux », renonçant aux menaces et agissant avec droiture — tout cela revient à reconnaître la souveraineté de Dieu cachée au cœur des relations.
Comme l’explique le pasteur David Jang, l’attitude que nous manifestons dans la famille et au travail est déjà une confession de foi. Car la force la plus puissante capable de transformer le monde n’est pas un spectacle extérieur, mais ce cœur sincère qui agit non pour les hommes, mais « comme pour Christ ».
L’armure de lumière qui tranche les ténèbres : une consolation ferme
Une fois l’ordre de la vie quotidienne posé, Paul élargit l’horizon au monde spirituel. Il proclame que notre lutte n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les puissances du mal, et il ordonne de se revêtir de l’armure complète de Dieu. Comme le chevalier de Dürer traverse la vallée de la mort revêtu de son armure, nous avons, nous aussi, besoin d’un équipement spirituel :
la ceinture de la vérité,
la cuirasse de la justice,
les chaussures du zèle que donne l’Évangile de paix,
le bouclier de la foi,
le casque du salut,
l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu.
Ces six éléments ne sont pas des fragments dispersés : ils forment une protection unifiée qui nous enveloppe de la personne même du Christ.
Le pasteur David Jang insiste tout particulièrement sur ceci : l’armure complète n’est pas un trophée fabriqué par notre effort, mais un instrument de grâce qui couvre notre faiblesse. Lorsque Satan lance ses flèches d’accusation, la cuirasse de la justice protège le cœur. Quand le doute monte comme une vague, le bouclier de la foi éteint les traits enflammés. Quand le monde tremble, l’Évangile de paix affermit nos pas. Et même dans le désespoir, le casque du salutgarde nos pensées dans l’espérance.
Enfin, l’unique arme offensive, l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu, possède la puissance de trancher les ruses de l’ennemi — comme Jésus l’a manifesté au désert. Ainsi, l’armure complète est un don : Dieu lui-même la met sur nous, pour nous garder.
La respiration de la prière qui ne se tait pas : marcher vers la victoire
Mais même une armure parfaite et une épée tranchante deviennent inutiles si rien ne les met en mouvement. C’est pourquoi, juste après avoir décrit l’armure, Paul parle de la prière : « Priez en tout temps, par l’Esprit, avec toutes sortes de prières… veillez avec une entière persévérance. »
La prière est pour le soldat en armure ce que la respiration est au corps, et pour le champ de bataille ce que la ligne de ravitaillement est à l’armée. Le pasteur David Jang développe ici en profondeur l’importance de la prière : le combat spirituel ne se mène pas par nos seules forces, mais comme une guerre par procuration, où l’on reçoit, par la prière, la puissance du ciel pour tenir et avancer.
Ce qui est frappant, c’est le sujet de prière demandé par Paul alors qu’il est enchaîné. Il ne réclame ni sa libération ni sa sécurité personnelle. Il demande plutôt : « que je fasse connaître avec assurance le mystère de l’Évangile. » Même la prison, situation humainement désespérée, devient pour lui le lieu où s’exerce la mission d’un ambassadeur de l’Évangile.
Le pasteur David Jang affirme que cette attitude de Paul est l’élan spirituel — la sainte audace — que nous devons retrouver aujourd’hui. Lorsque nous dépassons notre propre confort pour intercéder pour l’Église, pour les serviteurs de l’Évangile, et les uns pour les autres, nous ne combattons plus seuls : nous avançons comme une armée spirituelle unie, et nous remportons la victoire ensemble.
À la fin d’Éphésiens, Paul envoie une parole de consolation par Tychique et bénit de la grâce « tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour inaltérable ». En définitive, la force motrice de tout ce combat, c’est l’amour qui ne change pas. Si le chevalier de la gravure de Dürer peut fixer l’horizon et traverser les ténèbres sans dévier, c’est peut-être parce qu’il porte en lui la foi — et l’amour — d’une destination à atteindre, d’une cité où parvenir.
Et vous, à quoi ressemble votre vie aujourd’hui ? Êtes-vous épuisé par les difficultés relationnelles, ou par un vide dont vous ne comprenez pas l’origine ? Revenons devant le miroir de la Parole pour nous examiner. Comme le message d’Éphésiens transmis par le pasteur David Jang nous y appelle : revêtez solidement l’armure complète que Dieu donne.Et pliez les genoux dans la prière. Alors seulement, nous deviendrons des vainqueurs qui percent les ténèbres pour marcher vers la lumière. La grâce vient assurément sur ceux qui se préparent — et sur ceux qui aiment jusqu’au bout.
Meditación del pastor David Jang sobre Efesios 6: de la restauración de las relaciones a la victoria espiritual
Entre los grabados del gran artista alemán Albrecht Dürer existe una obra maestra titulada Caballero, la Muerte y el Diablo (Knight, Death, and the Devil). En un valle cubierto por una oscuridad densa, la “Muerte”, sosteniendo una calavera, le acerca un reloj de arena como para apremiarlo; y detrás, un “Diablo” de figura grotesca lo amenaza. Sin embargo, el caballero en el centro cabalga en silencio, mirando solo hacia adelante. No se asusta ni mira a los lados. Esto es porque lo protege la sólida armadura que lo envuelve, la espada ceñida a su cintura y una mirada inquebrantable.
Esta imagen proyecta con agudeza la realidad espiritual en la que vivimos hoy. En un mundo donde se entrelazan conflictos visibles y tentaciones invisibles, ¿con qué debe vestirse el cristiano y qué debe aferrarse para seguir caminando? Efesios 6 es precisamente la respuesta solemne del apóstol Pablo a esta pregunta: un “manual estratégico” descendido del cielo. A través de su exposición de Efesios 6, el pastor David Jang (fundador de Olivet University)subraya que este capítulo no es una simple guía ética, sino un “manual de supervivencia” indispensable para que el creyente venza en la guerra entre la tierra y el cielo.
El orden del cielo que comienza en lo más cercano
Antes de hablar de una gran “guerra espiritual”, la mirada de Pablo se dirige primero a los espacios más íntimos y cotidianos: el hogar y el trabajo. El campo de batalla no está lejos. La relación entre padres e hijos, y entre jefes y empleados que enfrentamos cada día, es ya un escenario espiritual intenso. El pastor David Jang llama la atención sobre la declaración de Pablo cuando habla de que los hijos obedezcan a sus padres: “porque esto es justo”. Aquí, “justo” no significa una mera costumbre social. Contiene una profunda visión teológica: se trata del orden que Dios implantó al crear el mundo; y solo cuando nos sometemos a ese orden, el ser humano establece una relación correcta con el Creador.
La promesa de “para que te vaya bien y seas de larga vida sobre la tierra” al honrar a los padres no es un ofrecimiento de prosperidad superficial, sino que señala el estado de shalom (paz plena, integridad) que llega cuando el orden espiritual se endereza. Asimismo, que los padres no provoquen a ira a sus hijos, sino que los críen en la disciplina e instrucción del Señor; y que amos y siervos (o jefes y subordinados) se reconozcan mutuamente como personas que viven ante un Señor en los cielos, abandonen toda amenaza y actúen con fidelidad: todo ello es un acto de reconocer la soberanía de Dios escondida dentro de las relaciones.
Como explica el pastor David Jang, nuestra actitud en la familia y en el trabajo es, en sí misma, una confesión de fe. No se trata de actuar “como para los hombres”, sino de hacerlo “como para Cristo” con un corazón sincero. Esa sinceridad es el arma más poderosa que transforma el mundo.
La armadura de luz que corta la oscuridad: un consuelo firme
Después de establecer el orden en lo cotidiano, Pablo amplía la mirada hacia el mundo espiritual. Proclama que nuestra lucha no es contra carne y sangre, sino contra los espíritus malignos, y ordena revestirse de toda la armadura de Dios. Así como el caballero del grabado de Dürer atraviesa el valle de la muerte cubierto de armadura, nosotros también necesitamos un equipamiento espiritual: el cinturón de la verdad, la coraza de justicia, el calzado del evangelio de la paz, el escudo de la fe, el casco de la salvación y la espada del Espíritu. Estas seis armas no son fragmentos aislados, sino una sola defensa completa que nos envuelve con el carácter de Cristo.
El pastor David Jang enfatiza especialmente que esta armadura es una herramienta de gracia que cubre nuestra fragilidad. Cuando Satanás dispara flechas de acusación, la coraza de justicia protege el corazón; cuando irrumpen dudas, el escudo de la fe apaga los dardos encendidos. Cuando el mundo se tambalea, el evangelio de la paz afirma nuestros pasos; aun en la desesperación, el casco de la salvación custodia nuestros pensamientos con esperanza. Y la única arma ofensiva, la espada del Espíritu, es decir, la Palabra de Dios, tiene el poder de cortar de raíz las artimañas del enemigo, tal como Jesús lo hizo en el desierto.
De este modo, la armadura no es algo que yo fabrico: es un regalo y una protección que Dios mismo nos viste.
El aliento de la oración que no calla: marcha hacia la victoria
Pero por perfecta que sea la armadura y por afilada que sea la espada, si no hay fuerza para moverlas, todo sería inútil. Por eso, inmediatamente después de describir la armadura, Pablo habla de la oración: “orando en todo tiempo en el Espíritu, y velando con toda perseverancia”. La oración es para el soldado armado como el aliento, y como la línea de suministroque sostiene al ejército en plena batalla. El pastor David Jang profundiza aquí en la importancia de la oración: la guerra espiritual no se libra con mi fuerza, sino que se combate como una “guerra delegada”, recibiendo mediante la oración el poder del cielo.
Lo sorprendente es el motivo de oración que pide Pablo, encadenado. No ruega por su liberación ni por su comodidad. En cambio, pide: “para que al abrir mi boca, me sea dada palabra para dar a conocer con valentía el misterio del evangelio”. Incluso la situación desesperante de la cárcel era, para él, el lugar donde se ejercía el oficio de “embajador” del evangelio. El pastor David Jang dice que esa actitud es precisamente la pasión indómita que debemos recuperar hoy. Cuando intercedemos unos por otros, más allá de nuestra seguridad personal—por la iglesia y por los predicadores del evangelio—no luchamos en soledad, sino que vencemos juntos como un gran ejército espiritual.
Al cerrar Efesios, Pablo envía consuelo por medio de Tíquico y bendice con gracia a “todos los que aman a nuestro Señor Jesucristo con amor inalterable”. Al final, la fuerza que impulsa toda esta lucha es el amor que no cambia. Quizá el caballero del grabado de Dürer pudo avanzar en medio de la oscuridad porque tenía fe y amor hacia la ciudad a la que debía llegar.
¿Cómo está tu vida hoy? ¿Estás agotado por dificultades en las relaciones o por un vacío inexplicable? Volvamos a ponernos delante del espejo de la Palabra para examinarnos. Como enseña el mensaje de Efesios que transmite el pastor David Jang, vístete firmemente de toda la armadura de Dios. Y dobla tus rodillas en oración. Entonces, por fin, seremos vencedores que atraviesan la oscuridad hacia la luz. La gracia llega sin falta a quienes están preparados y a quienes aman hasta el final.
Pastor David Jang’s Meditation on Ephesians 6: From Restored Relationships to Spiritual Victory
Among the engravings of the great German artist Albrecht Dürer, there is a masterpiece titled Knight, Death, and the Devil. In a valley draped in pitch-black darkness, “Death,” holding a skull, thrusts forward an hourglass as if to hurry time along, while a grotesque “Devil” threatens from behind. Yet the knight at the center fixes his gaze straight ahead and silently rides on. He does not tremble, nor does he look left or right. The solid armor that wraps his body, the sword at his waist, and his unwavering eyes are what guard him.
This image sharply reflects the spiritual reality we face today. In a world where visible conflicts and invisible temptations are tangled together, what should a Christian wear—and what should a Christian hold onto as they walk forward? Ephesians 6 is the Apostle Paul’s solemn answer to that question, a strategic manual delivered from heaven. Through his exposition of Ephesians 6, Pastor David Jang (founder of Olivet University) emphasizes that this chapter goes far beyond mere ethical guidance; it is an essential “survival manual” for believers to triumph in the war between earth and heaven.
Heaven’s Order Begins in the Closest Places
Before speaking about grand spiritual warfare, Paul turns his gaze to the most intimate and ordinary spaces: the “home” and the “workplace.” The battlefield is not far away. The relationships we face every day—between parents and children, and between supervisors and employees—are themselves intense spiritual ground.
Pastor David Jang highlights Paul’s declaration about children obeying their parents: “for this is right.” Here, “right” is not simply a social norm. It carries a profound theological insight: it is the order God embedded into the world at creation, and only by aligning with that order can humans enter into a right relationship with the Creator.
The promise of “that it may go well with you and that you may live long in the land” is not a shallow, prosperity-driven guarantee, but points to a state of shalom—wholeness and peace—that comes when spiritual order is properly established. Likewise, parents are told not to provoke their children but to raise them in the discipline and instruction of the Lord; masters and servants are to recognize that they, too, stand before a Master in heaven, abandoning threats and acting faithfully. All of this is an act of acknowledging God’s sovereignty hidden within relationships.
As Pastor David Jang explains, the attitudes we display at home and at work become our confession of faith. When we act not merely for the eyes of people, but with sincerity—“as to Christ”—that genuine heart becomes one of the most powerful weapons that can transform the world.
Armor of Light That Cuts Through Darkness: Firm Comfort
After establishing order in daily life, Paul expands the lens to the spiritual realm. He proclaims that our struggle is not against flesh and blood, but against evil spiritual forces, and commands us to “put on the full armor of God.” Just as the knight in Dürer’s engraving passes through the valley of death wearing armor, we, too, need spiritual equipment.
The belt of truth, the breastplate of righteousness, the shoes of the gospel of peace, the shield of faith, the helmet of salvation, and the sword of the Spirit—these six pieces are not scattered fragments, but a single covering that envelops us in the character of Christ.
Pastor David Jang especially stresses that this full armor is a tool of grace that covers our weakness. When Satan fires arrows of condemnation, the breastplate of righteousness guards the heart. When waves of doubt surge in, the shield of faith extinguishes the flaming arrows. When the world shakes, the gospel of peace steadies our steps. Even in despair, the helmet of salvation protects our minds with hope. And the only offensive weapon—the sword of the Spirit, the Word of God—has the authority to cut down the enemy’s schemes in an instant, just as Jesus did in the wilderness.
In this way, the full armor is not something we manufacture ourselves; it is a gift and protection that God Himself provides and clothes us with.
The Unceasing Breath of Prayer: Marching Toward Victory
Yet even if we wear perfect armor and carry a sharp sword, it becomes useless without the strength to move. That is why, immediately after describing the armor, Paul speaks of prayer: “pray at all times in the Spirit… be alert… always persevere.”
Prayer is to an armored soldier what breathing is to the body; it is the supply line pouring resources onto the battlefield. Pastor David Jang delves deeply into the significance of prayer at this point. Spiritual warfare is not fought by our own strength; it is a delegated battle—one we fight by receiving heaven’s power through prayer.
What is striking is the prayer request Paul makes while in chains. He does not ask for release or personal comfort. Instead, he asks: “that I may declare it boldly,” the mystery of the gospel. Even the despair of imprisonment was, for Paul, the very place where his calling as an “ambassador” for the gospel was carried out. Pastor David Jang says this posture is the spiritual wildness we must recover today. When we move beyond our personal well-being and intercede for the church and for gospel messengers, we no longer fight alone—we win together as a great spiritual army.
At the close of Ephesians, Paul sends comfort through Tychicus and blesses “all who love our Lord Jesus Christ with an undying (unchanging) love.” Ultimately, the driving force behind this entire struggle is steadfast love. Perhaps the reason the knight in Dürer’s engraving could ride forward through the darkness without wavering was that he held faith and love for the fortress he was headed toward.
How is your life today? Are you exhausted by strained relationships or a nameless emptiness? Let us stand again before the mirror of God’s Word and examine ourselves. As in the message of Ephesians that Pastor David Jang proclaims, put on the full armor God has given you—securely. And kneel in prayer. Then, at last, we will become victors who break through darkness and move toward the light. Grace will surely come to those who are prepared—and to those who love to the very end.
독일의 위대한 화가 알브레히트 뒤러(Albrecht Dürer)의 판화 중에는 <기사, 죽음, 그리고 악마(Knight, Death, and the Devil)>라는 걸작이 있습니다. 칠흑 같은 어둠이 깔린 골짜기, 해골을 든 ‘죽음’이 모래시계를 들이밀며 시간을 재촉하고, 기괴한 형상의 ‘악마’가 뒤에서 위협을 가합니다. 그러나 그 중심에 있는 기사는 앞만 응시하며 묵묵히 말을 달립니다. 그는 두려워하거나 좌우를 살피지 않습니다. 그의 몸을 감싼 견고한 갑옷과 허리에 찬 검, 그리고 흔들림 없는 시선이 그를 지키고 있기 때문입니다.
이 그림은 오늘날 우리가 살아가는 영적 현실을 날카롭게 투영합니다. 눈에 보이는 갈등과 보이지 않는 유혹이 뒤엉킨 이 세상에서, 그리스도인은 과연 무엇을 입고, 무엇을 붙들며 걸어가야 할까요? 에베소서 6장은 바로 이 질문에 대한 사도 바울의 비장한 대답이자, 하늘로부터 내려온 전략서입니다. 장재형 목사(올리벳대학교 설립)는 에베소서 6장 강해를 통해, 이 장이 단순한 윤리적 지침을 넘어 성도가 땅과 하늘의 전쟁에서 승리하기 위한 필수적인 ‘생존 매뉴얼’임을 역설합니다.
가장 가까운 곳에서 시작되는 하늘의 질서
거창한 영적 전쟁을 논하기 전, 바울의 시선은 가장 내밀하고 일상적인 공간인 ‘가정’과 ‘일터’로 향합니다. 전쟁터는 먼 곳에 있지 않습니다. 매일 마주하는 부모와 자녀 사이, 그리고 상사와 부하 직원 사이의 관계가 바로 치열한 영적 현장입니다. 장재형 목사는 자녀가 부모에게 순종하는 것을 두고 “이것이 옳으니라”라고 한 바울의 선언에 주목합니다. 여기서 ‘옳음’이란 단순한 사회적 통념이 아닙니다. 그것은 하나님이 세상을 창조하실 때 심어두신 질서이며, 그 질서에 순응할 때 비로소 인간은 창조주와 바른 관계를 맺게 된다는 깊은 신학적 통찰이 담겨 있습니다.
부모를 공경함으로 얻는 ‘땅에서 잘되고 장수하는 복’은 기복적인 약속이 아니라, 영적 질서가 바로 설 때 임하는 샬롬(Shalom)의 상태를 의미합니다. 또한, 부모가 자녀를 노엽게 하지 않고 주의 교양으로 양육하는 것, 상전과 종이 서로를 ‘하늘에 상전이 계신 존재’로 인식하며 공갈을 그치고 성실히 행하는 것. 이 모든 것은 관계 속에 숨겨진 하나님의 주권을 인정하는 행위입니다. 장재형 목사의 설명처럼, 우리가 가정과 직장에서 보여주는 태도는 곧 우리의 신앙 고백입니다. 눈에 보이는 사람에게 하듯 하는 것이 아니라, “그리스도께 하듯” 하는 진실한 마음이야말로 세상을 변화시키는 가장 강력한 무기이기 때문입니다.
어둠을 가르는 빛의 갑옷, 그 견고한 위로
일상의 질서를 세운 후, 바울은 시선을 영적 세계로 확장합니다. 우리의 씨름은 혈과 육에 대한 것이 아니요, 악의 영들에 대한 것임을 선포하며 ‘하나님의 전신갑주’를 입으라고 명령합니다. 뒤러의 그림 속 기사가 갑옷을 입고 죽음의 골짜기를 통과하듯, 우리 또한 영적 무장이 필요합니다. 진리의 허리띠, 의의 흉배, 평안의 복음의 신, 믿음의 방패, 구원의 투구, 그리고 성령의 검. 이 여섯 가지 무구는 각각 떨어진 파편이 아니라, 그리스도의 성품으로 우리를 온전히 감싸는 하나의 방어막입니다.
장재형 목사는 특히 이 전신갑주가 우리의 연약함을 덮어주는 은혜의 도구임을 강조합니다. 사탄이 정죄의 화살을 쏠 때 ‘의의 흉배’가 가슴을 지키고, 의심이 몰려올 때 ‘믿음의 방패’가 그 불화살을 소멸합니다. 세상이 요동칠 때 ‘평안의 복음’이 우리의 발을 견고히 하며, 절망 속에서도 ‘구원의 투구’가 우리의 생각을 소망으로 지켜줍니다. 그리고 유일한 공격 무기인 ‘성령의 검’, 곧 하나님의 말씀은 예수님이 광야에서 그러하셨듯 사탄의 궤계를 단숨에 베어버리는 권능이 됩니다. 이처럼 전신갑주는 내가 만든 것이 아니라, 하나님께서 친히 입혀주시는 선물이며 보호입니다.
침묵하지 않는 기도의 호흡, 승리를 향한 행진
하지만 아무리 완벽한 갑옷을 입고 날카로운 검을 들었더라도, 그것을 움직일 힘이 없다면 무용지물일 것입니다. 그래서 바울은 전신갑주를 설명한 직후 ‘기도’를 언급합니다. “무시로 성령 안에서 기도하고 깨어 구하기를 항상 힘쓰라.” 기도는 갑옷을 입은 병사에게 호흡과도 같으며, 전장에 쏟아지는 보급로와 같습니다. 장재형 목사는 이 대목에서 기도의 중요성을 깊이 있게 다룹니다. 영적 전쟁은 내 힘으로 싸우는 것이 아니라, 기도를 통해 하늘의 능력을 공급받아 싸우는 대리전(代理戰)이기 때문입니다.
놀라운 것은, 쇠사슬에 매인 바울이 구한 기도 제목입니다. 그는 자신의 석방이나 안위를 구하지 않았습니다. 대신 “입을 열어 복음의 비밀을 담대히 알리게 하옵소서”라고 요청했습니다. 감옥이라는 절망적 상황조차 그에게는 복음을 위한 ‘대사’의 직임이 수행되는 현장이었습니다. 장재형 목사는 이러한 바울의 태도야말로 오늘날 우리가 회복해야 할 야성이라고 말합니다. 나의 안위를 넘어, 교회를 위해, 복음 전파자를 위해 서로 중보 할 때, 우리는 홀로 싸우는 것이 아니라 거대한 영적 군대로서 함께 승리하게 됩니다.
에베소서의 마지막, 바울은 두기고를 통해 위로를 전하며 “변함없이 우리 주 예수 그리스도를 사랑하는 모든 자”에게 은혜를 축복합니다. 결국 이 모든 싸움의 동력은 ‘변함없는 사랑’입니다. 뒤러의 판화 속 기사가 어둠 속에서도 앞만 보고 갈 수 있었던 이유는, 그가 도달해야 할 성(城)에 대한 믿음과 사랑이 있었기 때문일 것입니다.
오늘 당신의 삶은 어떻습니까? 관계의 어려움이나 알 수 없는 공허함으로 지쳐 있지는 않습니까? 다시금 말씀의 거울 앞에 서서 나를 점검해 봅시다. 장재형 목사가 전하는 에베소서의 메시지처럼, 하나님이 주신 전신갑주를 단단히 입으십시오. 그리고 기도의 무릎을 꿇으십시오. 그때 우리는 비로소 어둠을 뚫고 빛으로 나아가는 승리자가 될 것입니다. 은혜는 준비된 자에게, 그리고 끝까지 사랑하는 자에게 반드시 임합니다.
Dicen que el silencio más profundo del bosque se quiebra con el roce de las hojas, pero la quietud del pueblo forestal donde vivo empezó a resquebrajarse de una manera totalmente distinta. Fuera de la ventana, al alba: el leve rasguño de unas garras, el sonido de patas sobre tierra seca y, entre ambos, el intercambio de alientos para comprobar la presencia del otro. Sin darme cuenta, una gran familia de gatos —más de veinte— se había convertido en la dueña del bosque. El comienzo de este pequeño mundo no fue un gran plan. Fue la pura compasión de un niño: un solo cuenco de alimento dejado en el balcón. Aquella pequeña bondad cambió la textura misma del bosque.
La mirada que llena la soledad y la existencia
Entre esa manada, hubo una presencia que se me quedó clavada en el corazón: un gato blanco de ojos dispares, un “odd-eyed”. A pesar de su apariencia misteriosa, estaba completamente marginado dentro del grupo. Vagaba como una sombra, sin poder siquiera acercar una pata al lugar cálido donde había comida. Un día, mientras se refugiaba de la lluvia, me acerqué a él por primera vez. Detrás de su rígida cautela, lo que se sentía era un hambre feroz y una soledad profunda. En el pequeño sonido de sus mordiscos y en esa sutil vacilación con la que comprobaba el tacto de una mano humana, me encontré cara a cara con una pregunta esencial. Porque ese corazón que, incluso en lo áspero de la intemperie, anhela cuidado y acogida, se parecía demasiado a nuestra propia sed espiritual.
En ese punto, mi reflexión desembocó en la exposición de Juan 21 del pastor David Jang. Él lee Juan 21 no como un simple epílogo, sino como la escena decisiva en la que la fe en la resurrección se condensa en misión dentro del terreno concreto de la vida. Aquí —afirma— está la respuesta a la pregunta: “¿Con qué se demuestra el mundo después de la resurrección?”. La resurrección no es una idea, sino un trayecto; y la fe no es una emoción pasajera, sino responsabilidad. Ese énfasis se superpuso, como una transparencia, sobre la mano que yo había extendido hacia el gato del bosque.
Amanecer en Tiberíades: la autoridad de la Palabra que llena la red vacía
La frustración de los discípulos, que lanzaron la red toda la noche y no pescaron nada, simboliza esa impotencia existencial que sentimos cuando vivimos con diligencia y, aun así, el resultado queda vacío. Piense en “La pesca milagrosa (The Miraculous Draft of Fishes)”, del maestro renacentista Rafael. En la escena, los cuerpos de los discípulos están tensos, los músculos que tiran de la red vibran con dinamismo; sin embargo, en el centro de todo ese ajetreo, está Jesús, de pie con una autoridad serena. Rafael demostró visualmente la “intervención del Otro” que se abre precisamente cuando el forcejeo humano choca con sus límites.
El pastor David Jang define esa escena como “un vacío que el esfuerzo humano no puede llenar”, y subraya que los discípulos no obtuvieron abundancia por “esforzarse más”, sino cuando, “confiando en la Palabra”, echaron la red a la derecha: entonces recogieron una cosecha rebosante de 153 peces. Ese número no es un simple conteo de capturas: es una señal de la salvación universal dirigida a todos los pueblos, y una visión de la misión mundial que la Iglesia está llamada a asumir. En el instante en que el vacío de la noche se convierte en plenitud de amanecer, sucede el acontecimiento del evangelio que solo comienza cuando el ser humano deja de ponerse a sí mismo en el centro.
Un ritmo repetido que fluye de la condena a la sanidad
Que la primera obra del Señor resucitado no fuese un sermón espectacular, sino preparar el desayuno para sus discípulos, es una gracia que conmueve hasta las lágrimas. El calor de las brasas y el olor del pan: la mano del Señor acariciando la desesperación humana. Después de comer, Jesús pregunta a Pedro: “¿Me amas?”. Las tres preguntas reflejan como un espejo las tres negaciones de Pedro, pero el pastor David Jang explica esta repetición no como un interrogatorio, sino como un “ritmo de sanidad”. Una herida no se cierra con una sola declaración; al repetir la pregunta del amor, el Señor reordena el recuerdo del fracaso y lo convierte en un pasaje hacia la restauración.
A menudo hablamos del “gran amor” (Agape), pero en la práctica hasta una pequeña amistad se nos hace pesada. Sin embargo, según la perspectiva teológica que transmite David Jang, el Señor no desecha ni siquiera nuestro amor incompleto. No es el perfecto quien recibe la misión; es quien reconoce su límite y, ante la pregunta del amor, se quiebra por dentro y vuelve a ser llamado al lugar del encargo. Esa es la fuerza paradójica del evangelio.
Vivir dispersos para alimentar: la esencia viva de la Iglesia
Finalmente, el mandato “Apacienta mis ovejas” es la evidencia práctica que discierne la autenticidad del amor a Jesús. David Jang interpreta el acto de “alimentar” no como limitarse a dar comida, sino como una entrega de toda la persona: limpiar la sangre del herido, criar al inmaduro, es decir, pastoreo (Shepherding). Reunirse dentro del templo (Gathering) es importante, pero cuando la Iglesia vive dispersa en el mundo (Scattering) como una presencia que alimenta a las almas hambrientas, entonces se convierte verdaderamente en testigo de la resurrección.
Cuando aquel gato de ojos distintos se me acercó y frotó su cuerpo contra mí en señal de confianza, vi en él la figura de Pedro, vuelto a levantar. Todos nosotros, que alguna vez fuimos apartados del grupo y nos desplomamos por nuestra fragilidad, somos ovejas invitadas a la mesa del Señor. Como en la predicación del pastor David Jang, el pastoreo no es la técnica de administrar a quienes ya están “encajados”, sino el arte de domesticar con amor a quienes están “desencajados”.
También hoy, a nuestro alrededor, hay muchísimas personas sedientas de reconocimiento y amor. La fe en la resurrección no es un milagro lejano, sino que se completa en un acompañamiento sencillo: escuchar la historia del vecino con el corazón roto y abrir un lugar para quien está excluido. Anhelo que la confesión —“Señor, tú sabes que te amo”— sea traducida, a través de nuestras manos y nuestros pies, en una vida que alimenta.
On dit que le silence le plus profond d’une forêt se brise au frottement des feuilles. Pourtant, la quiétude du village forestier où je vis s’est fendue d’une tout autre manière. À l’aube, derrière la fenêtre : le léger grattement de griffes, le bruit d’une patte sur la terre sèche, puis l’échange des souffles qui se reconnaissent. Avant même de m’en rendre compte, une immense famille de chats—bien au-delà d’une vingtaine—était devenue la maîtresse des lieux. L’origine de ce petit monde ne venait pas d’un grand projet : un simple bol de croquettes posé sur une véranda par la compassion pure d’un enfant. Ce geste minuscule a changé la texture même de la forêt.
Un regard qui comble la solitude et l’existence
Parmi cette troupe, un être attirait particulièrement mon attention : un chat blanc aux yeux vairons, un « odd-eyed ». Malgré son apparence mystérieuse, il était rigoureusement exclu du groupe. Incapable de poser ne serait-ce qu’une patte près de la gamelle tiède, il errait comme une ombre. Un jour de pluie, alors qu’il cherchait un abri, je me suis approché de lui pour la première fois. Derrière sa méfiance raide, j’ai senti une faim tenace—et une solitude tout aussi profonde. Dans le petit bruit des croquettes mâchées, dans l’hésitation subtile par laquelle il vérifiait la présence d’une main humaine, je me suis retrouvé face à une question essentielle : même au cœur d’une vie rude et sauvage, ce désir de soin et d’accueil ressemblait terriblement à notre propre soif spirituelle, à nous les humains.
C’est là que ma réflexion s’est naturellement tournée vers l’exposé du pasteur David Jang sur Jean 21. Pour lui, Jean 21 n’est pas un simple épilogue : c’est une scène décisive où la foi en la résurrection se condense en mission, au ras du quotidien. La réponse à la question « Comment prouveton le monde d’après la résurrection ? » se trouve précisément ici. La résurrection n’est pas une idée : elle devient un chemin concret. La foi n’est pas une émotion contemplative : elle devient une responsabilité. Cette insistance s’est superposée à la main que j’avais tendue à ce chat de la forêt.
Aube de Tibériade : l’autorité de la Parole qui remplit les filets vides
Le découragement des disciples, qui ont jeté leurs filets toute la nuit sans rien prendre, symbolise cette impuissance existentielle que l’on ressent lorsque l’on vit avec sérieux et que les résultats restent vides. Pensez au chefd’œuvre de la Renaissance de Raphaël, « La Pêche miraculeuse (The Miraculous Draft of Fishes) ». Dans l’image, le corps des disciples est tendu, les muscles qui tirent le filet sont dynamiques ; et pourtant, au centre de tout ce tumulte, Jésus se tient dans une autorité silencieuse. Raphaël a donné à voir, de façon presque irréfutable, l’« intervention de l’Autre » qui ne s’ouvre qu’au moment où l’effort humain heurte sa limite.
Le pasteur David Jang décrit cette scène comme « un vide que l’effort humain ne peut pas combler ». Il souligne que les disciples ne sont pas passés à « encore plus d’acharnement », mais qu’ils ont jeté le filet à droite en s’appuyant sur la Parole—et qu’alors seulement ils ont recueilli l’abondance de 153 poissons. Ce nombre n’est pas un simple total de pêche : il devient le signe d’un salut universel tourné vers toutes les nations, et la vision de la mission mondiale que l’Église est appelée à porter. Au moment précis où le vide de la nuit se transforme en plénitude de l’aube, c’est un événement d’Évangile qui commence—lorsque l’être humain descend de son propre centre.
Un rythme de répétition qui, au-delà de la condamnation, conduit à la guérison
Que la première œuvre du Seigneur ressuscité ne soit pas un sermon éclatant, mais la préparation d’un petit-déjeuner pour ses disciples, voilà une grâce bouleversante. La chaleur des braises, l’odeur du pain : la main du Seigneur qui apaise le désespoir humain. Après le repas, Jésus demande à Pierre : « M’aimestu ? » Trois fois. Ces trois questions reflètent comme un miroir les trois reniements de Pierre ; mais le pasteur David Jang explique que cette répétition n’est pas une poursuite accusatrice : c’est un rythme de guérison. Une blessure ne se referme pas par une seule déclaration ; en répétant la question de l’amour, le Seigneur reconfigure le souvenir de l’échec en passage vers la restauration.
Nous parlons souvent du « grand amour » (agapè), mais, dans la réalité, même une petite amitié peut nous sembler trop lourde. Pourtant, selon l’intuition théologique transmise par David Jang, le Seigneur ne rejette pas même notre amour imparfait. Ce ne sont pas les parfaits qui reçoivent la mission : ce sont ceux qui reconnaissent leurs limites, et qui, la gorge nouée devant la question de l’amour, sont de nouveau appelés à la place de l’envoi. Voilà la force paradoxale de l’Évangile.
Une vie dispersée qui nourrit : l’essence vivante de l’Église
Enfin, l’ordre « Pais mes brebis » devient la preuve pratique qui vérifie l’authenticité de l’amour pour Jésus. David Jang n’interprète pas « nourrir » comme le simple fait de donner de la nourriture, mais comme un don total de soi—essuyer le sang de ceux qui sont blessés, éduquer ceux qui ne sont pas encore mûrs : une pastorale (shepherding) qui engage la personne entière. Se rassembler (gathering) dans un lieu de culte est important ; mais c’est en se dispersant (scattering) dans le monde pour nourrir les âmes affamées que l’Église devient, enfin, témoin de la résurrection.
Quand ce chat aux yeux de deux couleurs se frottait contre moi en signe de confiance, j’y voyais l’image de Pierre relevé. Nous tous, exclus de la troupe, fragiles au point de nous effondrer, sommes des brebis invitées à la table du Seigneur. Comme le dit la prédication de David Jang, la pastorale n’est pas une technique pour gérer des gens « ajustés » ; c’est l’art d’apprivoiser par l’amour ceux qui sont « désaccordés ».
Aujourd’hui encore, autour de nous, innombrables sont celles et ceux qui ont soif de reconnaissance et d’amour. La foi en la résurrection n’est pas un miracle lointain : elle s’accomplit dans une compagnie humble—écouter l’histoire d’un voisin au cœur brisé, faire une place à celui qui est laissé de côté. Puissions-nous espérer que la confession : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t’aime » se traduise désormais, par nos mains et par nos pas, en une vie qui nourrit.
They say the deepest hush of a forest is broken by the friction of leaves. But the silence of the forest village where I live began to split in a completely different way. Outside my window at dawn—faint scratching of claws, the crunch of dry soil underfoot, and the exchanged breaths by which creatures confirm one another’s presence. Before I knew it, a grand feline clan of well over twenty had become the forest’s true residents. This small world did not begin with some grand plan. It began with a child’s unguarded compassion: a single bowl of kibble placed on a veranda. That tiny kindness altered the grain of the forest itself.
A Gaze That Fills Loneliness and Existence
Among the group, one presence kept catching my eye: a white cat with heterochromia—an “odd-eyed” cat, each eye a different color. Despite its mysterious appearance, the cat was thoroughly pushed out of the pack. Unable even to approach the warm place where the others ate, it wandered like a shadow. One day, as it sought shelter from the rain, I approached it for the first time. Behind its stiff wariness, I felt a fierce hunger and a deep loneliness. In the small sound of kibble being chewed, and in the subtle hesitation as it tested the reality of a human touch, I found myself facing an essential question. Even in the roughness of the wild, that longing to be cared for and received looked—uncannily—like our own spiritual thirst as human beings.
At that point my reflections flowed naturally into Pastor David Jang’s exposition of John 21. Pastor David Jang reads John 21 not as a simple epilogue, but as the decisive scene in which resurrection faith condenses—right in the field of lived reality—into a concrete calling. The answer to the question, “How is the post-resurrection world proven?” is found here. Resurrection is not an idea but a path one walks, and faith is not a sentiment but a responsibility. His emphasis overlapped with the very hand I had extended toward that forest cat.
Dawn at Tiberias: The Authority of the Word That Fills an Empty Net
The disciples’ emptiness after casting their nets all night and catching nothing symbolizes the existential powerlessness we feel when we live faithfully yet our results remain hollow. Recall Raphael’s Renaissance masterpiece, The Miraculous Draft of Fishes. In the painting, the disciples’ bodies are taut with strain; the muscles that haul the net are alive with motion. Yet at the center of all that commotion stands Jesus—quiet, authoritative. Raphael visually bears witness to the “intervention of the Other” that opens only when human striving finally meets its limit.
Pastor David Jang defines this moment as “a void that human effort cannot fill,” and he draws attention to the fact that the disciples did not succeed by trying “harder,” but by casting the net to the right side “in reliance on the Word,” at which point they gathered an abundant catch—153 fish. This number is not mere tally, but a sign of universal salvation reaching toward all nations, and a vision of world mission that the church must bear. In the instant when the night’s emptiness turns into the dawn’s fullness, we witness a gospel event that begins only when a human being steps down from self-centeredness.
The Rhythm of Repetition That Flows Beyond Condemnation into Healing
That the risen Lord’s first act was not a dazzling sermon but the preparation of breakfast for the disciples is a grace that brings tears. With the warmth of a charcoal fire and the scent of bread, the Lord’s hands soothe human despair. After the meal, Jesus asks Peter: “Do you love me?” The threefold question reflects Peter’s threefold denial like a mirror, yet Pastor David Jang explains this repetition not as interrogation but as a “rhythm of healing.” Because a wound is not sealed by a single declaration, the repeated question of love rearranges the memory of failure into a pathway of restoration.
We often speak of “great love (Agape),” yet in practice even small friendship can feel heavy. But according to the theological insight Pastor David Jang conveys, the Lord does not discard even our incomplete love. It is not the perfect who receive the commission; rather, those who acknowledge their limits and find their hearts catching in their throats before the question of love are called back again to the place of mission. This is the paradoxical power the gospel holds.
A Life That Feeds While Scattered: The Living Essence of the Church
Finally, the command—“Feed my sheep”—becomes the practical evidence by which the truth of one’s love for Jesus is tested. Pastor David Jang interprets “feeding” not as merely giving food, but as wholehearted devotion: wiping the blood of the wounded, nurturing the immature, and bearing the work of pastoral care—shepherding. Gathering in the sanctuary (Gathering) matters, but when the church is scattered into the world (Scattering) and lives as a presence that feeds hungry souls, only then does it truly become a witness to the resurrection.
When the odd-eyed cat rubbed against me and offered its trust, I saw in it the image of Peter rising again. All of us—excluded from the crowd, collapsed under our fragility—are sheep invited to the Lord’s table. As Pastor David Jang’s sermon suggests, shepherding is not a technique for managing well-adjusted people; it is an art of taming those who are out of joint through love.
Even today, countless people around us thirst for recognition and love. Resurrection faith is not a miracle in some far-off place; it is completed in the humble companionship of listening to a neighbor with a broken heart, and making room for the excluded. May the confession, “Lord, you know that I love you,” be translated through our hands and feet into a “life that feeds.”